Saints Eusèbe de Verceil - Eusèbe de Samosate

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Message par chouan le Jeu 14 Juin - 12:53

Aussi, à coté de la papauté, Jésus-Christ crée l’épiscopat. Il le fait éternel, indestructible, indéracinable comme la papauté elle-même, d’égale institution divine, mais non pas d’égale autorité. Il en choisit les premiers titulaires. ce sont les Apôtres.

LE CHRISTIANISME ET LES TEMPS PRÉSENTS – L’Abbé Ém. BOURGAUD,Vicaire Général d’Orléans- (2ème édition) -  Librairie Poussielgue Frère – 1882 – T.IV, L’Église – Première Partie,l’Église Catholique – Chap.III – P.41  

NSJC avait dit a Pierre : Sur toi je bâtirai mon Eglise, il dit aux Apôtres : Allez, enseignez toutes les nations. Il pose d'abord sur Pierre le fondement de l'Eglise, puis il règle son déploiement dans l'espace.Enfin que Jésus-Christ dit : Allez, enseignez toutes les nations, il ne le dit pas à Pierre séparé des Apôtres , ni aux Apôtres séparés de Pierre. Une telle division est impossible. il le dit à Pierre et aux Apôtres, unis de cette unité indestructible que NSJC a demandée et par conséquent obtenue, quand il disait : Mon Père, qu’ils soient un comme nous sommes un ! Qu’on n’essaye donc pas de séparer le Pape des évêques , mais qu’on n’essaye pas non plus de séparer les évêques du Pape. Ils seront éternellement unis en vertu de la prière, de l’institution même de NSJC, unis et dépendants, et c’est cette unité, cette souveraineté, cette dépendance qui font l’Église, et contre quoi les portes de l’enfer ne prévaudront jamais.

Jésus-Christ est l’unique fondateur de l’épiscopat, et le Pape, son vicaire, en est le procréateur unique. C’est la croyance catholique. Contre cette croyance, à diverse époques, se sont élevées des doctrines qui ont cherché d’autre mode d’institution épiscopale. A défaut du Pape, qui pourrait faire des évêques ? Les uns ont dit : La peuple ! Les autres se sont écriés : Le gouvernement ! Ce sont de simples théories que des hommes ordinairement intéressés à cette entreprise ont élevées contre l’enseignement de l’Église.

CONSTITUTION DE L'ÉGLISE - Conférences Apologétiques -  Abbé R. PLANEIX Chanoine honoraire, supérieur des missionnaires Diocésains de Clermont-Ferrand – 1901 – P. LETHIELLEUX, LIBRAIRIE-ÉDITEUR – ( Neuvième Conférence, L’ÉPISCOPAT ) – p.216  

C’est en effet Jésus-Christ  qui a fondé l’épiscopat. Il en a choisi les premiers membres, las apôtres. Il les a formés en même temps que Pierre , et les paroles qui les ont institués sont presque les mêmes que celles qui ont fondé la Papauté. Chargé de gouverner, avec Pierre et sous son autorité, le peuple des âmes. Qu’on n’essaye pas de les séparer, ils sont unis en vertu du désir, de la prières et de l’institution divine de Jésus-Christ, et c’est le fondement de l’Église, contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront jamais.

)LES PRINCIPES DU DROIT PUBLIC DE L’ÉGLISE.Par R.P Camille TARQUINI,Cardinal-prêtre.Traduit sur la 12ème Édition Latine.Par R.P Aug. ONCLAIRE. (1891) VICTOR RETAUX ET FILS,SUCCESSEUR.Livre II.Chapitre II.Des principaux systèmes qui s’éloignent plus ou moins de la véritable constitution de l’Église.§ II.Réfutation des principes sur lesquels ils reposent.pp.158-159

2° Il faut remarquer encore : que le droit d’élire les magistrats,à moins que la constitution de la société n’en dispose autrement,est,de sa nature,un droit réservé au pouvoir souverain.car nul ne peut obliger le peuple à obéir à quelqu’un,si ce n’est celui auquel le peuple lui-même est soumis.Il suit de là:que l’élection des Évêques,à moins qu’il ne soit démontré que Jésus-Christ en a ordonné différemment,appartient au souverain Pontife,ce qui n’empêche pourtant pas que le droit d’élire les Évêques n’ait pu être déféré à d’autre,soit par une loi émanée du Pape,soit en vertu de son approbation ou de son consentement.Car ce qui se fait en vertu d’une loi ou du consentement de quelqu’un émane évidement de l’autorité de celui-ci.

La question est donc celle-ci : Le Pape est-il seul et de droit divin en possession d'instituer des évêques ? Question de la plus haute gravité, on le comprend, qui depuis les premières manifestations du schisme grec,jusqu'à notre constitution civile du clergé, a passionné, en sens divers, les amis et les ennemis de l'Église. Jansénistes,gallicans et fébroniens se sont et Forcés à qui mieux mieux de prouver que le droit d'instituer les évêques n'appartient pas exclusivement au Pape.

LE DROIT PUBLIC DE L’ÉGLISE.Traité du R.P Matteo LIBERATORE.De la Compagnie de Jésus.Traduit de l’italien,avec l’autorisation spéciale de l’auteur,Par le R.P AUG.ONCLAIR. (1888) RETAUX-BRAY,LIBRAIRIE-ÉDITEUR.Chapitre.III.Art III.Du droit de l’Église de choisir ses ministres.§I.Le droit de choisir les évêques appartient au Pape.p.216

Le Pape,par là même qu’il a le droit de choisir les Évêques,a aussi celui de fixer une forme donnée pour leur élection.Mais,cette forme,par là même qu’elle dépend de la volonté du Pape n’est pas de droit divin,elle est de droit ecclésiastique.C’est le Pape qui l’établit,attendu que: Potest quis per alium,quod potest facere per se ipsum,selon le règle soixante-huitième du droit.Mais,comme c’est le Pape qui l’a établie,le Pape peut la modifier,dans la suite,et même l’abolir selon qu’il le juge plus avantageux pour l’Église.
 

Les politiques, toujours attentifs à confisquer à leur profit les droits du Saint-Siège et de l'Église, n'ont pas manqué d'exploiter ces théories schismatiques. De plus, s'il faut confesser, d'après la définition du Concile de Trente, que tout éveque est légitime, qui est envoyé par le Pape; n'est-il pas évident, que le pouvoir d'envoyer les évoques est le droit exclusif du Saint-Siège !?

Mais ce n’est pas encore là le dernier mot de l’unité. De même que tous les prêtres s’unifient dans l’évêque, d’où ils tirent la vie, tous les évêques s’unifient dans le Pape. A travers l’espace qui les sépare, les diverses églises se regardent les unes les autres. Elle se reconnaissent pour sœurs. Elles sentent qu’une même sève circule dans leurs veines, et qu’elles ne forment toutes ensemble qu’une seule Église, la grande Église de Dieu. Or, au point d’intersection de tous ces désires d’unité, elles rencontrent un centre d’unité suprême, qu’elles auraient créé elles-mêmes, si Dieu n’avait pris les devants : c’est la papauté. Le Pape est l’embrassement substantiel et vivant de toute la catholicité. Il est en même temps la source inépuisable de toute sa vie. Lui seul peut faire des évêques, comme l’évêque seul peut faire des prêtres. Lui seul peut rendre les Églises immortelles en les revivifiant à la mort de chaque évêque. Lui seul enfin peut les enseigner infailliblement. En lui, l’unité des âmes trouve son image sensible et sa réalité vivante. Tous les fidèles sont dans le prêtres, tous les prêtres sont dans l’évêque, tous les évêques sont dans le Pape. Voilà l’unité.

LE CHRISTIANISME ET LES TEMPS PRÉSENTS – L’Abbé Ém. BOUGAUD,Vicaire Général d’Orléans- (2ème édition) -  Librairie Poussielgue Frère – 1882 – T.IV, L’Église – Première Partie,l’Église Catholique – Chap.III – Pp.46-47


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Message par chouan le Ven 15 Juin - 4:50

Et cependant, si éminente que soit cette dignité, elle est subordonnée. Jésus, premier Pape et premier Évêque, transmit à Pierre héréditairement, et aux autres Apôtre viagèrement, sous la dépendance de Pierre, la suprême juridiction sur le monde. Conséquemment, l’autorité des apôtres, soumise à celle de Pierre,étaient plénière par toute la terre, et, comme Pierre, ils pouvaient fonder des Églises et instituer des évêques. Leurs successeurs n’ont pas les mêmes droits, parce qu’il leur ont succédé comme évêques, c’est-à-dire dans les pouvoirs d’ordre et de juridiction locale, non comme apôtres, dans le pouvoir de recruter l’épiscopat et d’enseigner toutes les nations.

CONSTITUTION DE L'ÉGLISE - Conférences Apologétiques -  Abbé R. PLANEIX Chanoine honoraire, supérieur des missionnaires Diocésains de Clermont-Ferrand – 1901 – P. LETHIELLEUX, LIBRAIRIE-ÉDITEUR – ( Neuvième Conférence, L’ÉPISCOPAT ) – p.222

Ainsi, tandis que la mission extraordinaire de onze apôtres s’éteignit avec eux, cette mission extraordinaire qui était la mission ordinaire de la Papauté se perpétua sur le siège de Pierre, toujours en vue au lieu le plus élevé de ce monde, et désormais seul nommé apostolique, pour marquer qu’il cumule les prérogatives de tous les apôtres.

C’est par lui que l’épiscopat se reproduit et se perpétue, et, depuis la mort des apôtres, il n’est pas un de leur héritiers qui n’ait reçu l’investiture de ce patriarche œcuménique, de ce pasteur suprême, de ce Pontife , qui est l’unique procréateur de tous les souverains prêtres de la catholicité : Summus Pontifex, summi sacerdotes. Telle a été la foi de tous les siècles, foi persévérante et tranquille, qui a réglé la soumission filiale des prêtres aux évêques, des évêques au Pape.

CONSTITUTION DE L'ÉGLISE - Conférences Apologétiques -  Abbé R. PLANEIX Chanoine honoraire, supérieur des missionnaires Diocésains de Clermont-Ferrand – 1901 – P. LETHIELLEUX, LIBRAIRIE-ÉDITEUR – ( Neuvième Conférence, L’ÉPISCOPAT ) – p.223    

L' évêque est au sommet de la sainte hiérarchie, se rattachent au Pape, par le Pape à Pierre et aux apôtres, auquel le Christ a dit : Comme mon Père m’a envoyé, je vous envoie , recevez mon Esprit. Sicut misit me vivens Pater, et ego mitto vos, accipite Spiritum sanctum

Elu par Dieu, consacré par lui, l’évêque va à son peuple au nom de Celui qui l’envoie et il apporte aux âmes le sacerdoce de Jésus-Christ dans une triple et indivisible manifestation : l’autorité doctrinale, l’autorité sacerdotale, l’autorité de juridiction.

CONSTITUTION DE L'ÉGLISE - Conférences Apologétiques -  Abbé R. PLANEIX Chanoine honoraire, supérieur des missionnaires Diocésains de Clermont-Ferrand – 1901 – P. LETHIELLEUX, LIBRAIRIE-ÉDITEUR – ( Neuvième Conférence, L’ÉPISCOPAT ) – p.225
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Message par chouan le Ven 15 Juin - 4:58

Patriarche :

De tout temps, les sièges d’origine apostolique jouirent d’une considération et d’une autorité plus grandes. Le concile de Nicée ( 325 ) reconnut le rang éminent de Rome , d’Alexandrie et d’Antioche. En 381, le concile de Constantinople accorda le même honneur à l’évêque de cette ville. En 451, le titre de “patriarche” fut décerné par le concile de Chalcédoine aux quatre évêques susnommés et a celui de Jérusalem.

Histoire de l'Église Cours supérieur A. Boulenger – 1925 – LIBRAIRIE EMMANUEL VITTE – p.130    

Les titres de Métropolitain et de Patriarche sont parfois remplacés par ceux d’exarque et de primat. Le titre d’archevêque fut d’abord donné à ceux qui furent , par la suite, les patriarches : ainsi saint Athanase l’applique à Alexandre, son prédécesseur sur le siège d’Alexandrie. Il n’apparait que plus tard avec le sens de métropolitain.

Les  prérogatives des métropolitains et des patriarches :

Les droits des métropolitains étaient de convoquer et de présider les conciles provinciaux, de confirmer les élections des évêques et de les consacrer, de juger en appel contre les décisions des évêques.
Les patriarches convoquaient et présidaient les conciles des évêques soumis à leur juridiction, ils confirmaient l’élection des métropolitains, les consacraient, et recevaient les appels contre les jugements des métropolitains.

Histoire de l'Église Cours supérieur A. Boulenger – 1925 – LIBRAIRIE EMMANUEL VITTE – p.130    

La primauté de l’évêque de Rome est proclamée par les conciles. Ainsi le concile de Sardique ( 343 ) déclare que tout évêque déposé par un concile provincial, pouvait en appeler au pape, le successeur de Pierre. Ce droit que le concile leur reconnait, nous voyons les papes l’exercer en maintes circonstances, v. g. dans les causes de saint Athanase, de saint Cyrille d’Alexandrie, de saint Jean Chrysostome. Toutefois, les papes doivent déjà lutter contre les prétentions des évêques de Constantinople, qui cherchent, aux conciles de Constantinople ( 381 ) et de Chalcédoine ( 451 ) , à s’arroger des pouvoirs égaux à ceux des évêques de Rome, sous prétexte que Constantinople, étant la résidence de l’empereur, était une “seconde Rome” . De cette ambition naitra plus tard le Schisme grec.

Les Papes :

Mais ,la primauté de l’évêque de Rome apparait clairement au cour de cette époque. Au milieu des grandes luttes doctrinales et des empiètements du pouvoir civil, les papes se montrèrent les gardiens sûr de la foi orthodoxe et les défenseurs des droits de l’Église. Leur autorité suprême sur tous les autres évêques, métropolitains et patriarches, nous est attestée par de nombreux faits.

Histoire de l'Église Cours supérieur A. Boulenger – 1925 – LIBRAIRIE EMMANUEL VITTE – p.131

Plus d’une fois, ils exercent le droit de déposer les évêques, et non seulement ceux qui faisaient partie du patriarcat d’Occident, mais même les évêques orientaux : le pape Célestin I dépose Nestorius, ect...



 


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Re: Saints Eusèbe de Verceil - Eusèbe de Samosate

Message par chouan le Jeu 21 Juin - 3:28

91. – Élection et formation du clergé.

A l’élection des évêques est encore, au début de cette période, l’affaire du clergé et du peuple, mais la part du peuple se restreint de plus en plus. Le concile de Laodicée ( 372 ) la supprime totalement. A partir de là, les évêques doivent être élus par le clergé, les évêques de la province et le métropolitain.

Histoire de l'Église Cours supérieur A. Boulenger – 1925 – LIBRAIRIE EMMANUEL VITTE – p.134    

Le peuple ne compte plus, mais son ancien droit est usurpé pat les empereurs sui réclament le privilège de présenter les candidats : ainsi le droit de la couronne, que l’Église concèdera aux princes temporels.

Le concile de Laodicée prononce d'une manière plus positive encore que les évêques soient élevés à la puissance épiscopale par le jugement des métropolitains et des évêques circonvoisins.

INSTRUCTION PASTORALE DE M. L'ÉVÊQUE DE LANGRES SUR LE SCHISME DE FRANCE – (1793 ) – Par Mgr César-Guillaume de La Luzerne – p.176    

La principale influence dans l'élection des évêques appartenait autrefois aux évêques comprovinciaux présidés par leur Métropolitain. Une fois élu, l'éveque appartient à son église, les conciles de Nicée et de Chalcédoine lui défendent de la quitter, meme pour un siège supérieur..

Mgr Louis PRUNEL, Vice-Directeur de L’Université CATHOLIQUE de PARIS.COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION. Préface de Som Em. Le Cardinal BAUDRILLART , Ouvrage honoré d’une lettre de Son Em. le Cardinal GASPARRI 1920,Secrétaire d’Etat de S.S. Pie XI.Lettre de Mgr NEVEUX,évêque d’Arsinoé 1917,Mgr HALLE,évêque de Pergame,auxiliaire de Montpelier 1917, Mgr LANDRIEUX,évêque de DIJON 1916,Mgr GUILLIET,évêque de Limoge 1917,Mgr PECHENARD, évêque de Soissons 1918, Mgr LECOEUR,évêque de Saint-Flour 1916,Mgr DECHELETTE,évêque d’Evreux 1918,Mgr CHESNELONG ,Archev.de Sens 1916, Mgr GAUTHEY,Archev,de Besançon 1917,S.Em. le Cardinal Luçon,Archv,de Reims 1916,S.Em. le Cardinal AMETTE,Archv, de Paris 1917,S.Em.le Cardinal DUBOIS,Archv,de Rouan 1917. (Imprimature,20 octobris 1916)-(Nihil obstat,15 octobris 1916 ),Ouvrage couronné par l’Académie française. COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION. t.II. L’Église .p.253,254, institution des Évêques. a écrit:

L’élection,c’est-à-dire le choix du sujet,appartient au Souverain Pontife,pasteur de l’Église universelle,Jésus élit ses apôtres,en les choisissant lui-même,tandis qu’ils jetaient leurs filets sur les bords du lac de Tibériade.(Suivez-moi,leur dit-il,je vous ferai pêcheurs d’hommes).Les Apôtres élurent Matthias à la place de Juda,Saint Paul institua Tite en Crète.Après la mort des apôtres, le pouvoir d’élire des évêques que tout les apôtres possédaient passa au successeur de Saint Pierre,car,nous l’avons vu,les prérogatives spéciales des apôtres disparurent avec eux,et le Pape seul hérita de leur pouvoir extraordinaire.Au cours des siècles,divers modes d’élection des évêques furent en vigueur,parfois la voix populaire unanime désigna certain sujets,et l’adage : vox populi,vox Dei,se vérifia,il en fut ainsi pour Saint Ambroise à Milan,en général lorsqu’une église devenait vacante,les évêques voisins et le clergé s’assemblaient et désignaient celui qu’ils jugeaient le plus digne,puis les Chapitres des églises cathédrales élurent des évêques,tout en soumettant la ratification de l’élection au Pape,ce mode d’élection est tout à fait conforme au droit canonique et existe encore dans certains pays ailleurs,par suite des concordats conclus entre le Pape et différent Etats,le chef de l’Etat eut le droit d’élection,avec la réserve que les candidats choisis devaient être agréés par le Pape,et pouvaient par suite être refusés,s’il le jugeait nécessaire.Aujourd’hui le Pape nomme directement les évêques et c’est certainement là le plus précieux avantage de la loi de Séparation.  

Dans tous les temps , il est démontré aux catholiques que l'institution canonique transmet seule aux évêques les pouvoirs des Apôtres , seuls envoyés de Dieu pour établir son Eglise ; que cette Eglise , considérée comme la société des fidèles ,se divise en Eglise enseignante et Eglise écoutante;enfin, que l'Eglise enseignante, composée du Pape et des évêques , tient sa souveraineté spirituelle ,selon l'Evangile et la tradition, directement et immédiatement de Jésus-Christ.

2° La hiérarchie de Juridiction est la puissance sacrée que confère l’institution Canonique.

COURS ÉLÉMENTAIRE D’APOLOGÉTIQUE CHRÉTIENNE, Par M. M. RUTTEN Chanoine Vicaire Général, Supérieur du Grand Séminaire de Liége – SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE LIBRAIRIE CATHOLIQUE –  ( 3ème édition) - Approbation : THÉODORE ,Évêque de Liégé 1879,VICTOR JOSS.Évêque 1882 – IV PARTIE – l’Église - Chap. XVIII, §3 – De la constitution hiérarchique du clergé.p.209


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Re: Saints Eusèbe de Verceil - Eusèbe de Samosate

Message par chouan le Jeu 21 Juin - 3:39

I. A l’origine de l’Église, les Évêques ont été établis par les Apôtres, ou en vertu d’un ordre de leur part. C’est ce qui résulte de la Sainte Écriture
( Act. XIV, 22 , Tit. 2 et 5 ), et de la tradition. ( Voy. saint Grégoire le Grand, Liv, V, Lettre 60, VI, 37, VIII, 35, saint Jérôme, comment. sur l’épitre à Tit. ch. I, et III, ect. )

II. Après la mort des Apôtres et même de leur vivant ( Voy. saint Clément, Epit. 1, aux Corinthiens ) jusqu’au premier Concile de Nicée, les élections des Évêques furent attribuées aux autre Évêques de la même province, elles le furent si bien que, dans plusieurs cas, le peuple fut expressément écarté. Voy le Concile de Laodicée, Can. XII et XIII, le 1er Concile d’Antioche, Can. XVI et le 1er Concile de Nicée, Can. 4, où cette doctrine est non seulement confirmée mais déclarée conforme aux anciens usages.


LES PRINCIPES DU DROIT PUBLIC DE L’ÉGLISE.Par R.P Camille TARQUINI,Cardinal-prêtre.Traduit sur la12ème Édition Latine.Par R.P Aug. ONCLAIRE - (1891) - VICTOR RETAUX ET FILS,SUCCESSEUR - Livre Second.Chapitre II - § II - pp.159-160    

A partir du 1er Concile de Nicée, jusqu’au 4e Conc. de Constantinople qui est le 8e Œcuménique, on trouve la même discipline en vigueur, c’est-à-dire que les Évêques sont élus par les autres évêques de la Province.Voir sur ce point la décision du Pape S. Jules dans l’Apologie de S.Athanase contre les Ariens, les Canons adressés aux Évêques des Gaules, que Constantius attribue au Pape S. Sirice, ch. V, les Canons des Nestoriens, qui sortirent de l’Église au V e siècle.
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Re: Saints Eusèbe de Verceil - Eusèbe de Samosate

Message par chouan le Ven 22 Juin - 16:01

IV. Pour nous servir du Langage usité par les modernes , nous dirons donc que le sixième canon de Nicée parle , non pas de simples métropolitains, mais bien de trois véritables patriarcats. Il place en effet sous l'évêque d'Alexandrie, l'Egypte, la Lybie et la Pentapole ; et l'on sait que la juridiction d'Antioche était bien plus étendue encore.

DROIT PUBLIC DE L'ÉGLISE et DES NATIONS CHRÉTIENNES, par GUILLAUME AUDISIO , CHANOINE DE S. PIERRE AU VATICAN - TRADUIT DE L’ITALIEN AVEC APPROBATION DE l' AUTEUR, M. le Chanoine LABIS, PROFESSEUR AU GRAND-SÉMINAIRE DE TOURNAI - LOUVAIN, TYPOGRAPHIE DE CH. PEETERS – 1864 – t.I – p.115  

Ils ignorent donc l'histoire de l'Eglise ceux qui affirment, avec les protestants, que l'Eglise n'a pas eu d'état fixe et de gouvernement déterminé pendant les trois premiers siècles, ou bien, avec certains catholiques dévergondés.

I, Rome, la maîtresse du monde, Antioche, la reine de l'Orient, Alexandrie, la cité principale de l'Egypte et le champ clos de toutes les philosophies : voilà, dès le temps des Apôtres, les points cardinaux des trois régions entre lesquelles se partageait le monde chrétien.


DROIT PUBLIC DE L'ÉGLISE et DES NATIONS CHRÉTIENNES, par GUILLAUME AUDISIO , CHANOINE DE S. PIERRE AU VATICAN - TRADUIT DE L’ITALIEN AVEC APPROBATION DE l' AUTEUR, M. le Chanoine LABIS, PROFESSEUR AU GRAND-SÉMINAIRE DE TOURNAI - LOUVAIN, TYPOGRAPHIE DE CH. PEETERS – 1864 – t.I – p.113

Mais, Pourquoi cette vaste étendue du patriarcat d'Antioche , avec ses douze métropoles et tant de peuples divers? Le trône apostolique et patriarcal d'Antioche est si insigne parce qu'il a été le premier siège du Coryphée des Apôtres, de Pierre; parce que c'est de là que Pierre est venu à Rome

VI. L'antique Notitia Graeca , d'après un vieux manuscrit du Vatican, décrit de la manière suivante le patriarcat d'Antioche : Sanctissimus et Apostolicus Thronus Antiochiae et Patriarchictis , ac coriphaei APOSTOLOBUM PETRI PRIMA SEDES, CompUctitur versus ortum solis iter lxxxvii dierum , versus Iberiam et Abasriam atque Armeniam , et usque ad interius desertum Corozaim, Persas, Medos, Chaldaeos, indeque ad extrema Arabicae Praefecturae, Parthos, Elamitas, et Mesopotamios. Vulturni, Subsolani, et si quis est alius Orientalis ventus, climata comprehendit . Habei autem metropoles duodecim, etc.

DROIT PUBLIC DE L'ÉGLISE et DES NATIONS CHRÉTIENNES, par GUILLAUME AUDISIO , CHANOINE DE S. PIERRE AU VATICAN - TRADUIT DE L’ITALIEN AVEC APPROBATION DE l' AUTEUR, M. le Chanoine LABIS, PROFESSEUR AU GRAND-SÉMINAIRE DE TOURNAI - LOUVAIN, TYPOGRAPHIE DE CH. PEETERS – 1864 – t.I – p.115

Les prélats de ces grandes villes sont encore nommés, dans le sixième canon du concile de Nicée,Evêques ou Métropolitains; on les nomme Archevêques dans le siècle suivant, au concile d'Ephèse ; Exarques dans celui de Constantinople; et enfin celui de Chalcédoine les appelle indistinctement Archevêques, Exarques, et d'un nom nouveau, Patriarches. Mais Cette dernière dénomination resta spécialement attachée à ces sièges, et leurs évêques furent nommés patriarches, comme étant les pères de plusieurs nations et d'une multitude de chrétientés, qui tiraient leur origine de ces centres, ou étaient soumises à leur autorité soit médiate soit immédiate.

V. Mais ces trois princes qui gouvernaient l'Eglise ne rompaient-ils pas son unité constitutionnelle? Loin de là ; Pierre au centre de cette variété était le principe d'une vaste et forte unité.

DROIT PUBLIC DE L'ÉGLISE et DES NATIONS CHRÉTIENNES, par GUILLAUME AUDISIO , CHANOINE DE S. PIERRE AU VATICAN - TRADUIT DE L’ITALIEN AVEC APPROBATION DE l' AUTEUR, M. le Chanoine LABIS, PROFESSEUR AU GRAND-SÉMINAIRE DE TOURNAI - LOUVAIN, TYPOGRAPHIE DE CH. PEETERS – 1864 – t.I – p.115  

Alexandrie eut un territoire très-vaste, s'étendant jusqu'à l'Inde intérieure, où il est certain que le grand Athanase expédia Frumence, évêque et chargé d'ordonner des évêques : l'Inde extérieure dépendait d'l'Antioche.Et voilà comment la pluralité des siéges patriarcaux se trouve toujours ramenée à l'unité ! Pierre affermit le siège d'Antioche, mais il n'y siègea que pour le quitter bientôt, Pierre par l'entremise de son disciple, confère la gloire et la splendeur à l'église d'Alexandrie. Mais enfin Pierre exalte le siège de Rome, et lui pose sur le front la couronne inaliénable de sa primauté, sublimavit sedem.

Dans cette organisation,un seul point est de droit divin,parce qu’il a été établi par Jésus-Christ lui-même :c’est que l’Église doit être gouvernée par les évêques,et que ceux-ci doivent être tous sous la dépendance du successeur de saint Pierre,investi de la plénitude de l’autorité juridictionnelle sur toute les Églises.

R.P. M. Liberatore, S.J., Le Droit public de l’Église, éd. Retaux-Bray, Paris, 1888,Cap II.Art II. § II.pp.103-104.Chapitre.II.Des pouvoirs de l’Église,§ V.La juridiction de l’Église est organisée hiérarchiquement.p.97  

On appellait évêques régionaires , Episcopi gentium , ceux qu'on envoyait se chercher un troupeau parmi les infidèles : il y avait encore là une mission, chose indispensable pour occuper une place dans le gouvernement de l'Eglise.


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Message par chouan le Ven 22 Juin - 16:16

REVUE DES SCIENCES ECCLÉSIASTIQUES.Fondé sous les auspices de Monseigneur PARISIS et honoré d'un Bref de S. S. PIE IX – 133-137. – Janvier-Mai. 1871 - TROISIÈME SÉRIE –TOME 3ème – ( XXIII DE LA COLLECTION ),PARIS CHEZ M. PUTOIS –CRETTÉ- R.P H. Montrouzier, S. J.pp.14-15

Vous l'entendez : Pie VI affirme que l'ancien droit des métropolitains émanait d'une concession du Saint-Siège. Voici qui est peut-être plus explicite.Ce pouvoir de conférer la juridiction suivant la nouvelle discipline en usage depuis plusieurs siècles confirme par les Conciles généraux et par les concordats, n'appartient pas même aux métropolitains ; il est retourné à la source d'où il était parti, et réside a uniquement dans le Siège apostolique (UPOTE QUAE ILLUC  REVERSA , UNDE DISCESSERAT , UNICE RESIDET PENES  Apostolicam sedem). C'est aujourd'hui le pontife romain, qui, en vertu de sa dignité, peut donne des évêques  aux églises : ce sont les termes du Concile de Trente.(Sess. 24, cap. 1, de réf.) Ainsi, dans l'Église catholique, il ne peut plus y avoir de consécration légitime, que celle qui est conféré par un mandat apostolique.    


Nous savons que la juridiction des patriarches,des primats, des métropolitains a varié selon les époques. Mais une chose certaine et immuable, c'est que ces variations mêmes ont été faites ou légitimées par le Saint-Siège. Le Pape saint Léon rappel deux grand principes du gouvernement de l'Eglise.  Arrow


VI. Admirons la sainteté du pontife et la sagesse de l'administrateur. Il proclame deux principes fondamentaux dans le gouvernement de l'Eglise : 1° l'empire de la loi ou des canons contre toute nouveauté perturbatrice; 2° le Pontife Romain gardien et vengeur de la loi: dispensatio mihi credita est. Aussi, bien que la loi soit variable, bien que l'autorité qui a fixé à trois le nombre des patriarches, puisse le porter à quatre, à cinq; néanmoins dés qu'il vit ces prétentions s'élever de l'Orient et se précipiter comme un torrent, dont les usurpations nouvelles auraient accru l'impétuosité et le débordement, il jugea devoir y opposer son autorité, et faire sentir que ni la force ni l'importunité des supplications ne peut la moindre chose contre la loi : nulla possunt improbitate convelli.

DROIT PUBLIC DE L'ÉGLISE et DES NATIONS CHRÉTIENNES, par GUILLAUME AUDISIO , CHANOINE DE S. PIERRE AU VATICAN - TRADUIT DE L’ITALIEN AVEC APPROBATION DE l' AUTEUR, M. le Chanoine LABIS, PROFESSEUR AU GRAND-SÉMINAIRE DE TOURNAI - LOUVAIN, TYPOGRAPHIE DE CH. PEETERS – 1864 – t.I –Titre.XVII. pp.135-136

En un mot, le Pontife inculque aux Grecs indisciplinés l'empire de la justice contre la violence.En d'autres termes , on ne peut faire quod non expedit, ce qui n'est pas convenable , et aussi longtemps que la chose n'est pas convenable au point de vue, soit de la justice, soit de la discipline, ou de l'édification de l'Eglise.Ainsi retranché dans la justice due au gouvernement de l'Eglise et dans la majesté de son droit ,le Pontife répond à l'Empereur qu'Anatolius nuirait singulièrement à sa propre considération, en voulant accroître illicitement ses privilèges. La grande préoccupiiion de l Eglise est d'empêcher que le troupeau de Jésus Christ ne soit envahi par de prétendus pasteurs, destitués de mission légitime.   :

Ainsi, le Pape instituait les métropolitains, les primats et les patriarches, qui instituaient eux-mêmes les évêques de leur province. Celte discipline dura jusqu'au neuvième siècle : ou entreprit alors de la modifier.... Ce fut le retrait d’une faveur et non l'usurpation d’un droit. On ne saurait mieux dire. Et maintenant, l'on comprendra mieux la répulsion qu'exciteraient chez les fidèles la vue d'un évêque non institué par le Pape, et les pénibles devoirs que sa présence leur imposerait : « Ils devraient refuser de le recevoir, de lui obéir et de recourir à son ministère. Ils devraient le fuir comme un pestiféré et le chasser comme un loup. Cet évêque et ses prêtres seraient des intrus.

REVUE DES SCIENCES ECCLÉSIASTIQUES.Fondé sous les auspices de Monseigneur PARISIS et honoré d'un Bref de S. S. PIE IX – 133-137. – Janvier-Mai. 1871 - TROISIÈME SÉRIE –TOME 3ème – ( XXIII DE LA COLLECTION ),PARIS CHEZ M. PUTOIS –CRETTÉ- R.P H. Montrouzier, S. J.pp.30-31


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Re: Saints Eusèbe de Verceil - Eusèbe de Samosate

Message par chouan le Ven 22 Juin - 17:10

X. 4° Il est certain que tous les   dépositaires du pouvoir, dispersés ou assemblés, moins le Chef suprême, ne nous donneraient pas tous ensemble la plénitude de la hiérarchie, ni de l'autorité qui régit et gouverne. Nous aurions bien les juridictions ou les magistratures partielles et dérivées, mais non le tout, ni la source d'où elles dérivent. Nous aurions des Evêques, des Archevêques, des Métropolitains, des Primats et des Patriarches , mais nous n'aurions ni corps, ni unité, ni Eglise gouvernante, sans le Chef et la source de l'autorité. C'est en effet la doc trine de toute l'antiquité, que celle qui a été pro clamée au milieu des orages du concile de Bàle, en ces termes : Solum Petrum in plenitudinem potestatis vocatum esse, alios m partem sollicitudinis  (sess. v).

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Si Pierre seul a été mis en possession de la plénitude du pouvoir, in plenitudinem potestatis,et si tous les autres membres de la hiérarchie ne sont appelés qu'en partage de sa sollicitude , in partem sollicitudinis; si telle est la parole de Dieu,telle étant la foi de tous les siècles chrétiens, nous avons eu raison de poser comme suprême fondement de la Constitution catholique : que l'aristocratie ecclésiastique toute entière ne peut ni absorber, ni diviser, ni partager la Primauté de gouvernement ou de juridiction du Siège de Rome.Et plus explicitement : Donc, sans le Pape, les évêques dispersés ne sont pas l'Eglise; et assemblés, ils ne sont ni l'Eglise ni le Concile. Et pour employer la formule impropre, mais communément reçue : Donc le Pape est supérieur au Concile. C'est une conséquence logique déjà démontrée en droit.


XV. Il est constant que non-seulement les catholiques opprimés, mais les Ariens oppresseurs avaient eu recours par lettre au tribunal du pape Jules I, avant la convocation du concile, et que le pape avait préludé par son jugement aux décisions de cette assemblée.

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le pouvoir judiciaire n'est autre chose qu'une application de la loi établie , et pour ainsi dire sa personnification vivante. Donc aussi le pouvoir judiciaire n'est autre chose qu'une émanation vitale, soit immédiate, soit déléguée, de l'autorité législative.Par suite, s'il existe dans l'Eglise un pouvoir d'appliquer les lois aux cas particuliers (et ce pouvoir existe partout où il y a des lois), il sera par son origine et son étendue de même nature que le pouvoir législatif. Mais celui-ci a une source divine et un Primat divinement constitué; donc le pouvoir judiciaire , dans toute l'étendue du monde catholique, doit descendre de ce Primat et de cette source, comme il doit y remonter.



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Re: Saints Eusèbe de Verceil - Eusèbe de Samosate

Message par chouan le Ven 22 Juin - 17:50

Hiérarchie d'Ordre et de Juridiction Arrow

XIV. A cause de cette double hiérarchie et de ses degrés, l'Eglise a été comparée par le concile de Trente, et avec raison, à une armée rangée en bataille, ut castrorum actes ordinata. C'est-à-dire que toute l'Eglise ne compose qu'une seule armée et une seule milice, avec des chefs de tout rang, qui s'élèvent en se tenant par la main jusqu'à un chef suprême. En revanche le fantôme de la hiérarchie anglicane manque de chefs , puisque ses chefs n'ont pas de mission légitime, ou si elle en a, où est le chef suprême? Quant aux presbytériens, ils ne nous offrent que des bandes dispersées, ayant à peine à leur tête un caporal; ce sont comme les débris d'une armée en déroute.

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Arrow


4. Hiérarchie de juridiction.

1° Font partie de cette hiérarchie tous ceux qui ont reçu une part plus ou moins grande dans le gouvernement de l’Église. Nous avons vu que, dans ses lignes essentielles, cette hiérarchie a été dessinée par Jésus-Christ même, et que, par conséquent, l’Église n’y peut rien changer.

Chanoine Eugène Duplessy, APOLOGÉTIQUE - MAISON DE LA BONNE PRESSE -(Nihil obstat 1927,Imprimatur 1927). livre III, Démonstration du Catholicisme,Deuxième  partie – Chapitre II – L’autorité dans l’Église – p.341


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Message par chouan le Dim 1 Juil - 4:48

Dispense des Lois :  Arrow

II. Qu’est-ce que la dispense ? – C’est l’acte par lequel le législateur exempte pour un temps quelqu’un de l’observation d’une loi, dans une circonstance particulière.

[...]

Relativement à la dispense, on distingue le pouvoir ordinaire et le pouvoir délégué. On nomme pourvoir ordinaire celui qui est attaché à un office ou à une dignité, et pouvoir délégué, celui que reçoit un inférieur en vertu d’une commission particulière.

[...]

119. L’Évêque peut également, de droit ordinaire, dispenser des ordonnances ou statuts, qu’il a publiés pour son Diocèse, et des décrets, qui émanent des Conciles de la Province. Il peut aussi dispenser des irrégularités, des empêchement au Mariage, des vœux réservés et d’autres cas semblables, quand le recours au Pape n’est pas facile et que le péril est imminent, des lois canoniques, renferment la clause “jusqu'à ce qu’il en soit dispensé” pour les cas particuliers et fréquents, comme par exemple, des vœux non réservés, de la sanctification des Fêtes, du jeûne, de l’abstinence et d’autre devoir analogues, et pour tous les cas, où l’on doute raisonnablement si la dispense est nécessaire ou non. Quant aux lois générales, dont la dispense n’est pas expressément réservée, Benoit XIV et saint Alphonse de Liguori enseignent qu’il ne saurait en dispenser, à moins qu’il n’ait en sa faveur le droit ou la coutume. Car, un inférieur ne peut abolir la loi du Supérieur.


LA SOMME DU CATÉCHISTE COURS DE RELIGION ET D’HISTOIRE SACRÉE A L’USAGE DES SÉMINAIRES,COLLÈGES INSTITUTIONS ET CATÉCHISMES DE PERSÉVÉRANCE.Par M.l’abbé REGNAUD,VICAIRE A SAINT-EUSTACHE.VICTOR PALMÉ,ÉDITEUR PONTIFICAL.LETTRES DE NOTRE TRÈS-SAINT-PÈRE LE PAPE ET DE NOS SEIGNEURS LES ARCHEVÊQUES ET ÉVÊQUES A M.L’ABBÉ RAGNAUD,Rome le 8 août 1868 - t.III - LA MORALE - 1875 – Leçon VII – Dispense des Lois – pp.107-106  
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