LE DOGME CATHOLIQUE

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Message par chouan le Mar 14 Aoû - 15:33

3° Ses habitants. -

Sont en enfer, depuis leur chute, les anges rebelles, sans aucune exception.

B) Vont en enfer tous les hommes qui meurent avec un ou plusieurs péchés mortels non pardonnés. Tel est l’enseignement formel de la sainte Église.


COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION - PAR LE CHANOINE EUGÈNE DUPLESSY - LA BONNE PRESSE PARIS - TOME.IV - (Nihil obstat, Imprimatur 1930) - EXPOSÉE DE LA RELIGION - LIVRE PREMIER - LE DOGME CATHOLIQUE – 4ème Partie, Les fins dernières.Chap.VIII, L’Enfert.p.545  

Arrow Les erreurs concernent le dogme de l'enfer éternel.

1. les erreurs.

Arnobe et ses disciples ont cru à l’anéantissement final des pécheurs. Ils s’appelaient conditionalistes, d’après eux, en effet, l’homme ne doit être immortel qu’à condition d’être élu.

Origène et ses adeptes ont cru à la purification définitive des réprouvés : ils ont été suivis de loin par les protestants libéraux et un certain nombre d’anglicans : ce sont les universalistes, pour ce qu’ils enseignent une réconciliation universelle et finale entre Dieu et toutes ses créatures intelligentes.

Enfin, les rationaliste opposent à l’éternité de l’enfer des difficultés qu’ils qualifient d’impossibilités et que nous aurons à examiner plus loin.

COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION PAR LE CHANOINE EUGÈNE DUPLESSY - LA BONNE PRESSE PARIS - TOME.IV - (Nihil obstat, Imprimatur 1930) - EXPOSÉE DE LA RELIGION - LIVRE PREMIER - LE DOGME CATHOLIQUE – 4ème Partie, Les fins dernières.Chap.VIII, Art.I.L’Enfert est de Foi.pp.546,547
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Message par chouan le Mer 15 Aoû - 3:52

A cette époque, saint Jean Chrysostome fut amené lui aussi à se prononcer sur la question de l’universalité du salut. Il le fit avec une remarquable netteté, sans qu’il lui parût nécessaire de recourir aux principe philosophiques d'Origène. Cette constatation montre bien que, dès cette époque, on se rendait parfaitement compte que le dogme de l’universalité du salut n’était nullement inféodé à la théorie philosophique de la préexistence des âmes. D’ailleurs, cette théorie, le célèbre patriarche de Constantinople, bien qu’il professât une réelle admiration pour Origène, la rejetait complètement.

On interprétait alors à Constantinople un texte de l’Évangile selon saint Jean  dans un sens qui décourageait les fidèles. Personne ne vient à moi, dit le Sauveur, si le Père qui m’envoie, ne le pousse vers moi. Mais alors, concluaient quelques-uns, à quoi bon travailler à notre conversion, puisque cette affaire ne regarde que Dieu ? A cette occasion, saint Jean Chrysostome développa la doctrine suivante. Dieu, dit-il, veut que tous les hommes soient sauvés, mais pourtant il ne violente la volonté de personne. Pourquoi n’arrivent-ils pas tous au salut, alors que Dieu le veut ? Parce que tous ne conforment pas leur volonté à celle de Dieu qui ne violente personne. Aussi, bien que Dieu veuille nous sauver, si nous n’allons pas à lui, nous restons dans la mort.

Dans une homélie sur l’épitre aux Éphésiens, il précise sa pensée. Dieu, dit-il, veut d’une volonté antérieure à la prescience de ce que les hommes feront, que tous soient sauvés : c’est la volonté antécédente, qui exprime ce que Dieu veut. Elle a sa cause en Dieu; elle vient de l’amour qu’il a pour les hommes : elle est cet amour même. Mais il y a aussi en Dieu une autre volonté appelé conséquente, parce qu’elle est postérieure à la prescience que Dieu a de la manière selon laquelle les hommes correspondront à ses faveurs. Par cette seconde volonté, Dieu veut que les pécheurs périssent. Cette seconde volonté a sa cause dans la prescience ou la prévision de l’infidélité des hommes : elle dépend de l’abus que l’homme fera de la grâce.

L’enseignement de saint Jean Chrysostome fut dès lors reçu dans toute l’Église d’orient. A la fin du VIIIe siècle, saint Jean Damascène le reproduisait dans ses écrits, en lui donnant la plus grande précision. Cette doctrine, dans sa remarquable simplicité, avait le double avantage de montrer, d’une part, que Dieu veut le salut de tous les hommes et, d’autre part, que cette volonté de Dieu n’empêche pourtant pas les hommes de manquer leur salut par leur infidélité.


LEÇONS DE THÉOLOGIE DOGMATIQUE – Par L. LABAUCHE, Professeur au Séminaire de Saint-Sulpice. DOGMATIQUE SPÉCIALE – L’Homme, La Justice Originelle. – Le Péché Originel – La Grâce  – La Gloire ou la Damnation – LIBRAIRIE BLOUD ET Cie – (Imprimatur,Nihil obstat 1911) - t.II – 3ème Partie – La Grâce - ARTICLE. III – SECTION. I :  Dieu Veut-il le salut de tous les hommes ? - pp.212 à 214
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Message par chouan le Lun 10 Sep - 4:56

3° Le liberté de conscience est encore indiquée comme une conquête des temps modernes. Qu’en pense l’Église ?

Assurément il n’y a point de liberté de conscience vis-a-vis de Dieu. En présence du bien et du mal connus par la conscience ou révélé par la foi, l’homme garde la possibilité du choix, mais il n’a pas le droit d’abandonner le bien pour le mal : il reste justiciable devant Dieu. De même l’Église, qui représente Dieu, qui possède la vérité et garde la vraie et pure morale, ne peut pas admettre vis-a-vis de Dieu la liberté de conscience. Tout homme doit embrasser la vérité quand il la connait, et suivre la loi morale qui se révèle à lui. L’Église ne saurait modifier ce principe. Mais si Dieu et l’Église ne peuvent en aucune façon approuver la liberté de conscience, en est-il de même d’un État ? Non, assurément, car l’État n’a point mission spéciale de juger certainement et infailliblement de la vérité.

Cours d'Instruction religieuse à l'usage des catéchismes de persévérance, des maisons d'éducation et des personnes du monde -  Par Mgr CAULY, Protonotaire Apostolique, Vicaire général de Reims - Honoré d'un bref de Sa Sainteté Le Pape Léon XIII et approuvé par Son Em. le Cardinal Langénieux, Archevêque de Reims – APOLOGÉTIQUE CHRÉTIENNE, les Mystère en Face de la Raison, Accord des Sciences et de la Foi Questions Historiques – ( 10ème édition) - ANCIENNE Librairie Ch. Poussielgue 1916 – (Nihil obstat.Imprimatur 1908) – L.J Card LUÇON.Arch. Remensis , Leo ALDOPHUS Arch. Parisiensis- Chapitre X. L’encyclique et le Syllabus. Article II.L’Église en face du libéralisme et des libertés modernes. p.577  

Arrow

L’Église en fera-t-elle un crime à la France ? La Pape voudra-t-il anathématiser pour cela notre société moderne ?

Évidemment non. Le saint-siège admet ou tolère cet état de choses : il n’admet point la doctrine de la liberté des cultes, il en supporte le fait.

[...]

En deux documents impérissables, l’encyclique Immortale Dei, du 1er novembre 1885, sur la constitution chrétienne des États, et l’encyclique Libertas praestantissimum, du 20 juin 1888, sur la notion, l’usage et les abus de la liberté, le souverain pontife Léon XIII a nettement défini, pour les individus comme pour les États, d’une par les principe inviolables, d’autre part les application pratiques et les tolérances raisonnables que l’Église autorise en nos temps troublés.


Cours d'Instruction religieuse à l'usage des catéchismes de persévérance, des maisons d'éducation et des personnes du monde -  Par Mgr CAULY, Protonotaire Apostolique, Vicaire général de Reims - Honoré d'un bref de Sa Sainteté Le Pape Léon XIII et approuvé par Son Em. le Cardinal Langénieux, Archevêque de Reims – APOLOGÉTIQUE CHRÉTIENNE, les Mystère en Face de la Raison, Accord des Sciences et de la Foi Questions Historiques – ( 10ème édition) - ANCIENNE Librairie Ch. Poussielgue 1916 – (Nihil obstat.Imprimatur 1908) – L.J Card LUÇON.Arch. Remensis , Leo ALDOPHUS Arch. Parisiensis- Chapitre X. L’encyclique et le Syllabus. Article II.L’Église en face du libéralisme et des libertés modernes. pp.579,580  
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Message par chouan le Mar 11 Sep - 12:15

129° D. Comment ces paroles prouvent-elle l’infaillibilité du Pape ?

R. Par ces paroles Jésus-Christ déclare qu’il fera de Pierre le fondement de son Église,et que ce fondement sera inébranlable,par conséquent perpétuel et infaillible dans la foi: car si le fondement de l’édifice de l’Église n’était pas perpétuel et infaillible dans la foi,cet édifice pourrait crouler,et cesser d’exister en tombant avec lui dans l’abime de l’erreur;et la promesse de Jésus-Christ pourrait ainsi faillir: ce qui est absolument impossible.Or,ce fondement ne peut être perpétuel que dans les successeurs de Pierre,et infaillible dans la foi que par leur privilège de l’infaillibilité doctrinale.  

CATÉCHISME DU CATÉCHISME OU EXPLICATION RAISONNÉE DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE - Par M. l’abbé É. BARTHE,Chanoine honoraire de Rodez.Et Par M. l’abbé FABRE Aumônier des Sœurs de la Sainte-Famille.Ouvrage approuvé par ERNEST, Mgr L’Évêque de Rodez 1873,Mgr Louis Edouard Pie, Évêque de Poitiers 1874,R.P Don Cataldo Caprara,Professeur de théologie au collège de la Propagande,T.p.s - V.SARLIT Et Cie,LIBRAIRIE ÉDITEUR - 1882 - t.I.Chapitre XV.De l’infaillibilité du Pape pour l’enseignement de l’Église.p.497
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Message par chouan le Jeu 13 Sep - 10:19

II. Décrets Dogmatiques.

[...]

On doit conserver l’usage antique de ne point célébrer la Messe en langue vulgaire : c’est afin de mieux marquer l’unité de la foi dans l’unité de langage et de culte. (sess. XXII.)


Cours d'Instruction religieuse à l'usage des catéchismes de persévérance, des maisons d'éducation et des personnes du monde -  Par L’Abbé CAULY, Vicaire Général de Reims - Honoré d'un bref de Sa Sainteté Le Pape Léon XIII et approuvé par Son Em. le Cardinal Langénieux, Archevêque de Reims –HISTOIRE DE LA RELIGION ET DE L’ÉGLISE – ( 2ème édition) – LIBRAIRIE POUSSIELGUE FRÈRES , 1891 –  Mgr V. TOURNEUR, Vicaire Général, Protonotaire Apostolique, 1887 – L’ÉGLISE DANS LES TEMPS MODERNES,Réforme et Révolution.Art II, Le Concile de Trente. p.531  
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Message par chouan le Jeu 13 Sep - 15:37

4° Le libéralisme. -

Il n’appartient plus à la catégorie des erreurs manifestes et grossières nées en dehors de l’Église : c’est au sein du catholicisme qu’il a pris son origine. Son but n’a pas été de s’insurger contre la foi, mais plutôt d’amener une conciliation entre la foi et la raison, entre l’Église et la société moderne : toutefois le libéralisme est le rationalisme lui-même, ou, si l’on veut, une application de ses faux principes et une forme adoucie de la révolution. Dès 1820, ce système apparait, en 1830, il est à son apogée, depuis 1848 il exerce moins de fascination sur les esprits. Condamné par les souverains pontifes Grégoire XVI ( Encyclique Mirari, 1832 )et Pie IX ( Encyclique Quanta cura et Syllabus, 1864 ), il s’est retranché derrière les théories plus modérées, mais encore damnable, d’un semi-libéralisme plusieurs fois lui-même signalé et flétri, même avec son titre de catholicisme libéral.

Le principal initiateur de libéralisme fut un prêtre né en Bretagne, l’abbé de Lamennais (1782-1854). Génie puissant, âme ardente mais orgueilleuse, il vit bien que toutes les erreurs dont la France et l’Europe étaient inondées avaient pour cause l’audace de la raison individuelle. Pour en arrêter les égarements, il voulut donner à cette raison un critérium de certitude : il pensa que ce devait être l’assentiment universel ou la raison générale.

C’était trop déprimer la raison individuelle et créer une infaillibilité philosophique en face de l’infaillibilité dogmatique de l’Église. Cette erreur l’entraina dans une autre, qui est le libéralisme proprement dit, système qui exagère la liberté au détriment de la vérité, la liberté humaine au détriment de l’autorité divine, l’autorité du peuple au détriment de l’autorité souveraine. Puis il proclamait hautement la liberté de la conscience, la liberté des cultes, celle de la parole, de la presse, des réunions et des associations. Avec ces théories, on arrive, en religion, à une tolérance égale pour l’erreur et pour la vérité, et en pratique à l’anéantissement du règne de Jésus-Christ et de son Église au sein des peuples et dans les institutions, sous le prétexte d’y fonder les libertés publiques. L’Avenir, journal où Lamennais propageait ses idées, fut censuré par plusieurs évêques : Rome en condamna les doctrine (1832). Du moins ses deux ardents disciples, Lacordaire et de Montalembert, eurent la sagesse de se séparer du maitre. Pour lui, blessé dans son orgueil, le fougueux écrivain ne garda plus de mesure, il se vengea dans les Paroles d’un croyant, ouvrage qui lui valut une nouvelle condamnation. Lamennais est mort sans repentir (1854).


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Message par chouan le Mar 23 Oct - 16:43

Les Saintes Ecritures : Il faut également se pénétrer de ceci, que ces livres saints constituent le code religieux de la doctrine, qui est la raison d’être de l’Église et l’aliment de sa vie, qu’à ce titre il n’appartient qu’à elle de décider souverainement dans toutes les questions qui touchent à leur explication et interprétation, comme il n’appartient qu’à l’État ou aux organes pourvus de son autorité d’expliquer et d’interpréter les lois constitutionnelles, qui sont la règle de sa vie.

Or, sur cette question, l’Église s’est expliquée à plusieurs reprises. Aussi nous ne pouvons mieux faire que d’écouter ce qu’elle dit, comme conclusion des affirmations qui précèdent. Voici d’abord comment s’est exprimé le Concile de Trente : que dans les questions de foi et de morale, qui appartiennent au corps de la doctrine chrétienne, personne n’ait l’audace, se fiant à sa propre prudence et détournant la Sainte Écriture à des sens personnels, d’interpréter la Sainte Écriture elle-même, soit à l’encontre du sens qu’a tenu et que tient notre Sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Écritures Saintes, soit encore à l’encontre du consentement unanime des Pères.

2° Par la voix du Concile du Vatican.

Le Concile du Vatican, à son tour, a consacré la même doctrine de son autorité : comme il arrive qu’aujourd’hui certains auteurs expliquent de façon erronée les décrets salutaires portés par le saint Concile de Trente, sur l’interprétation de la divine Écriture, pour la répression des esprits téméraires, nous, renouvelant le même décret, déclarons qu’en voici le sens : C’est que dans les questions de foi et de morale, appartenant au code de la doctrine chrétienne, elle doit regarder comme le véritable sens de la Sainte Écriture celui qu’a tenu et que tient notre Sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du vrai sens et de l’interprétation des Écritures Saintes et que, par suite, il n’est permis à personne d’interpréter la Sainte Écriture elle-même à l’encontre de ce sens, non plus qu’à l’encontre du consentement unanime des Pères.


NOUVEAU COURS D’APOLOGÉTIQUE - Par le Chanoine Paul LAHARGOU – [ Nihil obstat , Imprimatur 1927 ] – J. DE GIGORD, ÉDITEUR – Première Partie – De la religion naturel a la révélation – Chapitre VII - § IV. pp.327-328
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Message par chouan le Sam 10 Nov - 11:43

SESSION SEPTIÈME, DES SACREMENTS EN GÉNÉRAL CANON IV :

Si quelqu’un dit que les sacrements de la loi nouvelle ne sont pas nécessaires au salut, mais superflus, et que sans eux ou sans le désir de les recevoir, les hommes par la seule foi peuvent obtenir de Dieu la grâce de la justification, quoiqu’il soit vrai de dire que tous ne sont pas nécessaires à chacun, qu’il soit anathème.

Le Saint Concile de Trente Œcuménique et Général célébré sous Paul III, Jules III et Pie IV souverains Pontifes - Traduction nouvelle par M. L' Abbé Dassance Chanoine honoraire de Paris, Professeur d’Écriture Sainte à la Faculté de Théologie de Paris, et Vicaire général de Montpelliers – DENIS, Archevêque de Paris - Chez Méquignon Junior Libraire de la Faculté de Théologie - Paris - 1842 – Tome.I –p.104  
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Message par chouan le Ven 28 Déc - 8:02

C’est un dogme catholique enfin que la discipline universelle ne peut être changée que par la même autorité qui l’a établie, c’est-à-dire par l’Église. ( Trid., XXI, can. 2. – Constance, sess, XIII ).

L’Église de Lyon pendant la révolution – Yves-Alexandre de MARBEUF Archevêque de Lyon (1734-1799) – Par l’Abbé Charles Monternot –  Préface de son Émi le Cardinal Coullié 1911 - H. LARDANCHET, ÉDITION –  Chapitre VIII – La constitution civile du clergé.p.87

Arrow

C’est un dogme catholique que pour être pasteur légitime, il faut avoir une mission canonique, et que c’est le Souverain Pontife seul à qui, comme ayant la primauté de juridiction, de droit divin, il appartient de donner l’institution et la confirmation canoniques aux archevêques et évêques. Il suit que tout prélat qui prendrait sa mission d’ailleurs ne pourrait être qu’intrus ( Trid., sess. XXIII, can. I, 7 et 8 ).

L’Église de Lyon pendant la révolution – Yves-Alexandre de MARBEUF Archevêque de Lyon (1734-1799) – Par l’Abbé Charles Monternot – Préface de son Émi le Cardinal Coullié 1911 - H. LARDANCHET, ÉDITION – Chapitre VIII – La constitution civile du clergé.p.87
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Message par chouan le Jeu 10 Jan - 4:48

Si l’Église parle au nom de Dieu, comment Dieu pourrait-il autoriser en son nom le mensonge ? Supposez-la capable d’erreur, de quel droit viendra-t-elle instruire les hommes ? et quelle valeur auront les applications que, selon les circonstances, elle pourra faire de la doctrine révélé ?  Quelle ressource enfin resterait au genre humain, incapable de trouver l’unité hors de l’Église, et pourtant toujours tremblant de fonder une société religieuse hors de la vérité, et par conséquent loin de Dieu ? Que l’Église puisse se tromper, et il n’y a plus de religion certaine, disons plus, toute religion est inutile, puisque Dieu lui-même en a si peu souci qu’il n’a pris aucun soin d’en assurer une vraie, c’est  donc folie de s’en inquiéter, faux sont les instincts qui nous y portent, et fausses les espérances qui en résultent, l’homme ne doit plus lever les yeux au ciel, où personne ne s’inquiète de lui, qu’il les baisse vers terre, et y place, s’il peut, tout son bonheur : nos aspirations les plus sublimes, vers la sainteté et la beauté parfaite, sont insensées, et c’est Épicure qui a raison. Oui, tout cela est logique, et je défie qui que ce soit de le nier, dans l’hypothèse où l’Église n’est pas infaillible.

EXPOSE DE LA DOCTRINE CATHOLIQUE – Par P. GIRODON PRÊTRE , Précédé d’une introduction, par Mgr D’HULST vicaire Général de Paris, recteur de l’institut Catholique - CHEZ PLON NOURRIT 1884 – Tome I.Partie 1ere.cap V, De l’Église.art.II.De l’infaillibilité de l’Église.p.96  
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Message par chouan le Lun 21 Jan - 14:39

Reste à dire enfin un mot d’une question qui se rattache à la mission de l’Église, question très-simples pour quiconque sait le catéchisme, mais que l’on envenime à plaisir. C’est la question des prophéties et des miracles contemporains. [...] Toutes ces prédications sont pour l’Église absolument nulles et de nulles valeur. Sans doute elle n’interdit pas d’y croire, si d’ailleurs la morale y est respectée, mais elle ne leur accorde et ne leur confère aucune autorité. Ce n’est pas sur des documents de cette espèce qu’est fondée notre foi.

Quant aux miracles, aux apparitions, Lourdes par exemple, la Salette, ect... , l’Église condamne les un positivement, elle tolère les autres, et elle en approuve même quelques-unes, mais elle n’impose aucune comme article de foi. On ne serait plus chrétien, si l’on doutait des miracles rapportés dans les Écritures et sur lesquels est établie la religion, bon catholique même, sans croire à tel ou tel des miracles racontés depuis. Ceux mêmes sur lesquels s’appuient les canonisations des Saints ne sont pas imposé à notre croyance : ici comme partout, l’Église, infaillible dans sa décision final, ne l’est pas dans les motifs qui la font agir. Donc liberté en ces matières, libertés, liberté franche, entière, complète. L’autorité ne nous impose rien.


EXPOSE DE LA DOCTRINE CATHOLIQUE – Par P. GIRODON PRÊTRE , Précédé d’une introduction, par Mgr D’HULST vicaire Général de Paris, recteur de l’institut Catholique, Prélat domestique par S.S le Pape Léon XIII - CHEZ PLON NOURRIT 1884 – Tome I - pp.114-115  
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Message par chouan le Mer 6 Fév - 14:23

I. Jésus-Christ a-t-il établi plusieurs Églises ?  - Non, Jésus-Christ n’a établi qu’une seule Église, hors de laquelle il n’y a pas de salut.

[...]

Quiconque prétend que toutes les religions sont également bonnes et que, pour être sauvé, il n’est pas nécessaire de vivre et de mourir dans le sein de l’Église catholique, soutient donc une doctrine abominable. C’est ce qu’on appelle l’Indifférentisme,, système dépravé qui, par la ruse des méchant, cherche à pénétrer partout et qui montre le salut éternel comme pouvant être acquis dans toutes les croyances religieuses, pourvu que les mœurs soient bonnes et la conduite honnête. Aussi Grégoire XVI l’a-t-il formellement réprouvé. Lorsque l’Apôtre nous déclare qu’il y a qu’un Dieu, qu’une Foi, qu’un Baptême, dit ce Pape, ceux-là doivent trembler qui osent soutenir que toute religion peut ouvrir la porte de la béatitude éternelle. Qu’il sachent bien que, suivant le témoignage du Sauveur lui-même, on est contre Jésus-Christ par cela seul que l’on n’est pas avec Jésus-Christ ; que l’on disperse malheureusement, quand on ne recueille pas avec lui, et que, sans aucun doute, ils périront éternellement ceux qui ne s’attachent pas à la foi catholique, ou ne la conservent pas entière et pure. Donc Jésus-Christ n’a établi qu’une seule Église, hors de laquelle il n’y a pas de salut.


LA SOMME DU CATÉCHISTE, COURS DE RELIGION ET D’HISTOIRE SACRÉE A L’USAGE DES SÉMINAIRES,COLLÈGES INSTITUTIONS ET CATÉCHISMES DE PERSÉVÉRANCE - Par l’Abbé REGNAUD,VICAIRE A SAINT-EUSTACHE.VICTOR PALMÉ,ÉDITEUR PONTIFICAL,1875 - LETTRES DE NOTRE TRÈS-SAINT-PÈRE LE PAPE ET DE NOS SEIGNEURS LES ARCHEVÊQUES ET ÉVÊQUES A L’ABBÉ RAGNAUD,Rome le 8 août 1868 – t.I. – DOGME – Leçon XL. Le Caractère de l’Église. pp.657 à 659  
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Message par chouan le Sam 6 Avr - 17:01

1° Infaillibilité du collège apostolique et du corps épiscopal. -

A. L’infaillibilité du collège apostolique ressort : – a) de la mission confiée à tous les apôtres d’enseigner toutes les nations ( Mat., XXVIII, 20 ) ; – b) de la promesse d’être avec eux jusqu’à la consommation des siècles ( Mat., XXVIII, 20 ) ; et de leur envoyer le Consolateur, l’Esprit-Saint qui doit leur enseigner toute vérité ( Jean., XIV, 26 ). De telles paroles indiquent bien le privilège de l’infaillibilité est accordé à l’ensemble du corps enseignant.

B. Du collège apostolique le privilège de l’infaillibilité est passé au corps des Évêques. La mission d’enseigner n’ayant été limité ni dans le temps ni dans l’espace, il s’ensuit qu’elle doit échoir aux successeurs des Apôtres avec le privilège qui lui était attaché.Cependant il y a une distinction à établir entre les Apôtres et les Évêques. Les Apôtres avaient comme champ d’action tout l’univers, la parole de Notre-Seigneur : Allez, enseignez toutes les nations ayant été adressée à eux tous. Ils étaient donc missionnaires universels de la foi : partout ils pouvaient prêcher l’Évangile en docteur infaillibles. Les Évêques, au contraire, ne peuvent être considérés comme les successeurs des Apôtres que pris dans leur ensemble, chaque Évêque n’est pas le successeur de chaque Apôtre. Ils ne sont les chefs que d’une région déterminée, dont l’étendue et les limites sont fixées par le Pape. Ils n’ont donc pas hérité individuellement de l’infaillibilité personnelle des Apôtres. Seul le corps des Évêques jouit de l’infaillibilité.


2° Infaillibilité de Pierre et de ses successeurs. -

Le privilège de l’infaillibilité a été conféré par Notre- Seigneur d’une manière spéciale à Pierre et à ses successeurs. La thèse s’appuie sur un double argument : un argument tiré des textes évangéliques et un argument historique.

A. ARGUMENT TIRÉ DES TEXTES ÉVANGÉLIQUES. -

L’infaillibilité de Pierre et de ses successeurs découle des textes mêmes qui démontrent la primauté. – a) Tout d’abord le Tu es Petrus, Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. Il est incontestable qu’un édifice n’a de stabilité que par son fondement. Si Pierre, qui doit soutenir l’édifice chrétien, pouvait enseigner l’erreur, l’Église serait bâtie sur un fondement ruineux et l’on ne pourrait plus dire que : les portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre elle. – b) Puis le Confirma fratres. Jésus assure Pierre qu’il a spécialement prié pour lui pour que sa foi ne défaille pas.
( Luc, XXII, 32 ). Il va de soi qu’une telle prière, fait surtout dans des circonstances aussi solennelles et aussi graves( V. N° 321 ), ne saurait être vaine. – c) Enfin le Pasce oves. A Pierre est confiée la garde de tout le troupeau. Or on ne peut supposer que le Christ donne le soin de son troupeau à un mauvais pasteur qui l’égare dans des pâturages aux herbes empoisonnées.

Il n’est pas besoin d’insister pour prouver que l’infaillibilité de Pierre est passé à ses successeurs. Ce que Pierre devait être pour l’Église naissante, ses successeurs devront encore l’être dans la longue série des siècles, car, à tout moment de son histoire, l’Église ne pourra remporter la victoire sur les entreprises de Satan qui si le fondement sur lequel elle repose garde la même fermeté.


MANUEL D’APOLOGÉTIQUE – INSTRUCTION à la Doctrine Catholique – Par L’abbé A. BOULENGER – ( Nihil Obstat, Imprimatur 1920 ) – LIBRAIRIE CATHOLIQUE EMMANUEL VITTE –  3ème Partie, La vraie Église.Section I.pp.350,351  
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Message par chouan le Sam 13 Avr - 5:05

A.Guillois, EXPLICATION DU CATÉCHISME, t.1, p.495 a écrit:

Si les évêques ne commencent à être supérieurs au pape, ne deviennent les vrais souverains dans l'Église qu'au moment où ils sont assemblés, il faut qu'à ce moment précis ils acquièrent la primauté de juridiction et que le pape la perdre. Or, dire que le pape puisse perdre un seul instant la primauté de juridiction, est une hérésie.
 

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P.Auguste-Alexis Goupil, LA RÈGLE DE LA FOI, p.43 a écrit:

... l'institution pontificale et ses prérogatives sont indépendantes des mérites du titulaire. Il y a longtemps que le pape saint Léon le Grand écrivait : "Très divers sont les mérites des Occupants, immuables sont les droits des sièges"(Ep. 119, c. 3). Mais il est faux de prétendre que celui qui occupe le siège ne possède pas, tant qu'il l'occupe, tous les droits du Siège lui-même.
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Message par chouan le Jeu 2 Mai - 2:04

A. MAGISTÈRE EXTRAORDINAIRE. – L’Église ne fait usage du magistère extraordinaire que dans de rares circonstances : a) soit par le Pape seul parlent ex-cathedra ; – b) soit par les Évêques, unis au Pape, et réunis dans des Conciles généraux.

MANUEL D’APOLOGÉTIQUE – INSTRUCTION à la Doctrine Catholique – A. Boulenger – [ Nihil Obstat, Imprimatur 1920 ] - LIBRAIRIE CATHOLIQUE EMMANUEL VITTE – 3ème partie.Sect, II. Constitution de l’Église. p.397
 

Le magistère solennel, c’est-à-dire extraordinaire s’exercent de deux manières :

1) Par le Pape seul parlent ex-cathedra comme défini au concile Vatican 1870
2) Par le corps épiscopale uni au Pape dans des Conciles généraux, concile de Nicée, Trente ect.
.


LE CONCILE ŒCUMÉNIQUE. – On entend par concile œcuménique l’assemblée solennelle de tous les évêques de l’univers.[...] que le concile soit présidé par le pape ou ses légats; et que les décrets du concile soient ratifiés par le Pape et promulguer par son ordre.

ABRÉGÉE DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE – A.Boulenger – [ Nihil Obstat, Imprimatur 1926 ] – LIBRAIRIE CATHOLIQUE EMMANUEL VITTE – 1ère partie. Le Dogme.Chap.XVIII.Constitution de l’Église.p.111
 


Can 1323,§1 :

De foi divine et catholique doivent être crues toutes les vérités qui sont contenues dans la parole de Dieu, écrites ou transmises par la tradition, et qui sont proposées par l’Église, soit au moyen d’un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel, afin qu’elle soient admise comme divinement révélées.

§2. il appartient en propre de prononcer un jugement solennel de ce genre soit au concile œcuménique, soit au pontife romain parlant ex cathedra.


Naz, Traité de Droit Canonique  – LETOUZEY ET ANÉ, ÉDITION  - t.III, 4ème partie, Du magistère de l’Église.p.127  
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Message par chouan le Ven 10 Mai - 16:57

4. Le magistère ordinaire et universel. -

Pie IX, dans une lettre à l’archevêque de Munich, écrivait :

“Quand il s’agirait de cette soumission qui s’exerce par un acte de foi divine, il ne faudrait pas la restreindre aux points expressément définis par les décrets des conciles œcuméniques ou des Pontifes romains et du Siège apostolique, mais on devrait l’étendre aussi aux points qui sont donnés comme divinement révélés par le magistère ordinaire de toute l’Église dispersée sur la terre, et que, par cette raison, d’un consentement unanime et constant, les théologiens catholiques regardent comme appartenant à la foi.” Or, c’est justement là ce que le concile du Vatican appelle le magistère ordinaire et universel ; et ce magistère ordinaire et universel est une des manières dont l’Église propose explicitement les vérités de foi catholique; c’est un mode d’enseignement, dont se servent le Pape et les évêques dispersés pour proposer les dogmes révélés, et qui ne diffère des définitions solennelles des conciles œcuméniques que par la mode et la forme; il est ordinaire, c’est-à-dire de chaque instant, et universel, c’est-à-dire exercé dans toute l’Église, au lieu de l’être extraordinairement et dans tel lieu donné, comme dans les conciles.

Or, le concile du Vatican a déclaré “qu’on doit croire de foi divine et catholique toutes les vérités qui se trouvent contenues dans la parole de Dieu écrite ou traditionnelle, et que l’Église propose comme devant être crues, et tant que divinement révélées, qu’elle fasse cette proposition par une jugement solennel ou par son magistère ordinaire et universel”. Donc, que la proposition d’une vérité comme révélée se fasse par ce magistère ou par un jugement solennel, le résultat est le même. On peut même dire que ce mode d’enseignement répond fort bien à la mission que Notre Seigneur a confiée à ses Apôtres. C’est, du reste, par cet enseignement que la doctrine de Jésus-Christ a été manifestée au monde, avant les définitions des conciles œcuméniques et des Papes; c’est celui dont les Pères invoquèrent l’autorité, à l’époque des origines, et dans lequel ils plaçaient la première règle de foi; c’est celui qui a été regardé comme infaillible par les Pères et les théologiens; c’est celui dont l’Église, aujourd’hui même, offre le spectacle, par la voix du Pape et des évêques, apprenant à tous à régler d’après la révélation divine, non seulement leur foi, mais encore leurs sentiments, leur culte et toute leur conduite. Ce magistère ordinaire et universel, où les évêques dispersés unis au Pape ont un rôle si important, a ainsi une pleine autorité doctrinale. Toutes les vérités qu’il propose comme divinement révélées, sont donc des dogmes de foi catholique.


Le Catéchisme Romain ou l'enseignement de la Doctrine Chrétienne – Chanoine Georges Bareille ,Docteur en droit canonique – LIBRAIRIE J. – M. SOUBIRON, ÉDITEUR, 1906 – t.II,Le Symbole.Leçon 35ème.pp.604 a 606  
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Message par chouan le Lun 13 Mai - 5:25

Car, comme le remarque justement M.Vacant, la théologie, entendue dans son sens strict, a pour objet les conclusion théologiques, c’est-à-dire, non point les vérités révélées, mais les conséquences qui sont virtuellement contenues dans ces vérités et qui s’en tirent par déduction. Mais, pour arriver à la plupart de ces conclusions, il faut que le théologien se rend parfaitement compte du contenu de la révélation, qu’il s’assimile les vérités révélées, et donc qu’il les distingue, les éclaircisse et en établisse solidement le caractère révélé.

Le Catéchisme Romain ou l'enseignement de la Doctrine Chrétienne – Chanoine Georges Bareille ,Docteur en droit canonique – LIBRAIRIE J. – M. SOUBIRON, ÉDITEUR, 1906 – t.I,Le Symbole.4ème Leçon.Immutabilité et progrès.p.163  
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