LE DOGME CATHOLIQUE

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Re: LE DOGME CATHOLIQUE

Message par chouan le Mar 14 Aoû - 15:33

3° Ses habitants. -

Sont en enfer, depuis leur chute, les anges rebelles, sans aucune exception.

B) Vont en enfer tous les hommes qui meurent avec un ou plusieurs péchés mortels non pardonnés. Tel est l’enseignement formel de la sainte Église.


COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION - PAR LE CHANOINE EUGÈNE DUPLESSY - LA BONNE PRESSE PARIS - TOME.IV - (Nihil obstat, Imprimatur 1930) - EXPOSÉE DE LA RELIGION - LIVRE PREMIER - LE DOGME CATHOLIQUE – 4ème Partie, Les fins dernières.Chap.VIII, L’Enfert.p.545  

Arrow Les erreurs concernent le dogme de l'enfer éternel.

1. les erreurs.

Arnobe et ses disciples ont cru à l’anéantissement final des pécheurs. Ils s’appelaient conditionalistes, d’après eux, en effet, l’homme ne doit être immortel qu’à condition d’être élu.

Origène et ses adeptes ont cru à la purification définitive des réprouvés : ils ont été suivis de loin par les protestants libéraux et un certain nombre d’anglicans : ce sont les universalistes, pour ce qu’ils enseignent une réconciliation universelle et finale entre Dieu et toutes ses créatures intelligentes.

Enfin, les rationaliste opposent à l’éternité de l’enfer des difficultés qu’ils qualifient d’impossibilités et que nous aurons à examiner plus loin.

COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION PAR LE CHANOINE EUGÈNE DUPLESSY - LA BONNE PRESSE PARIS - TOME.IV - (Nihil obstat, Imprimatur 1930) - EXPOSÉE DE LA RELIGION - LIVRE PREMIER - LE DOGME CATHOLIQUE – 4ème Partie, Les fins dernières.Chap.VIII, Art.I.L’Enfert est de Foi.pp.546,547
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Message par chouan le Mer 15 Aoû - 3:52

A cette époque, saint Jean Chrysostome fut amené lui aussi à se prononcer sur la question de l’universalité du salut. Il le fit avec une remarquable netteté, sans qu’il lui parût nécessaire de recourir aux principe philosophiques d'Origène. Cette constatation montre bien que, dès cette époque, on se rendait parfaitement compte que le dogme de l’universalité du salut n’était nullement inféodé à la théorie philosophique de la préexistence des âmes. D’ailleurs, cette théorie, le célèbre patriarche de Constantinople, bien qu’il professât une réelle admiration pour Origène, la rejetait complètement.

On interprétait alors à Constantinople un texte de l’Évangile selon saint Jean  dans un sens qui décourageait les fidèles. Personne ne vient à moi, dit le Sauveur, si le Père qui m’envoie, ne le pousse vers moi. Mais alors, concluaient quelques-uns, à quoi bon travailler à notre conversion, puisque cette affaire ne regarde que Dieu ? A cette occasion, saint Jean Chrysostome développa la doctrine suivante. Dieu, dit-il, veut que tous les hommes soient sauvés, mais pourtant il ne violente la volonté de personne. Pourquoi n’arrivent-ils pas tous au salut, alors que Dieu le veut ? Parce que tous ne conforment pas leur volonté à celle de Dieu qui ne violente personne. Aussi, bien que Dieu veuille nous sauver, si nous n’allons pas à lui, nous restons dans la mort.

Dans une homélie sur l’épitre aux Éphésiens, il précise sa pensée. Dieu, dit-il, veut d’une volonté antérieure à la prescience de ce que les hommes feront, que tous soient sauvés : c’est la volonté antécédente, qui exprime ce que Dieu veut. Elle a sa cause en Dieu; elle vient de l’amour qu’il a pour les hommes : elle est cet amour même. Mais il y a aussi en Dieu une autre volonté appelé conséquente, parce qu’elle est postérieure à la prescience que Dieu a de la manière selon laquelle les hommes correspondront à ses faveurs. Par cette seconde volonté, Dieu veut que les pécheurs périssent. Cette seconde volonté a sa cause dans la prescience ou la prévision de l’infidélité des hommes : elle dépend de l’abus que l’homme fera de la grâce.

L’enseignement de saint Jean Chrysostome fut dès lors reçu dans toute l’Église d’orient. A la fin du VIIIe siècle, saint Jean Damascène le reproduisait dans ses écrits, en lui donnant la plus grande précision. Cette doctrine, dans sa remarquable simplicité, avait le double avantage de montrer, d’une part, que Dieu veut le salut de tous les hommes et, d’autre part, que cette volonté de Dieu n’empêche pourtant pas les hommes de manquer leur salut par leur infidélité.


LEÇONS DE THÉOLOGIE DOGMATIQUE – Par L. LABAUCHE, Professeur au Séminaire de Saint-Sulpice. DOGMATIQUE SPÉCIALE – L’Homme, La Justice Originelle. – Le Péché Originel – La Grâce  – La Gloire ou la Damnation – LIBRAIRIE BLOUD ET Cie – (Imprimatur,Nihil obstat 1911) - t.II – 3ème Partie – La Grâce - ARTICLE. III – SECTION. I :  Dieu Veut-il le salut de tous les hommes ? - pp.212 à 214
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Message par chouan le Lun 10 Sep - 4:56

3° Le liberté de conscience est encore indiquée comme une conquête des temps modernes. Qu’en pense l’Église ?

Assurément il n’y a point de liberté de conscience vis-a-vis de Dieu. En présence du bien et du mal connus par la conscience ou révélé par la foi, l’homme garde la possibilité du choix, mais il n’a pas le droit d’abandonner le bien pour le mal : il reste justiciable devant Dieu. De même l’Église, qui représente Dieu, qui possède la vérité et garde la vraie et pure morale, ne peut pas admettre vis-a-vis de Dieu la liberté de conscience. Tout homme doit embrasser la vérité quand il la connait, et suivre la loi morale qui se révèle à lui. L’Église ne saurait modifier ce principe. Mais si Dieu et l’Église ne peuvent en aucune façon approuver la liberté de conscience, en est-il de même d’un État ? Non, assurément, car l’État n’a point mission spéciale de juger certainement et infailliblement de la vérité.

Cours d'Instruction religieuse à l'usage des catéchismes de persévérance, des maisons d'éducation et des personnes du monde -  Par Mgr CAULY, Protonotaire Apostolique, Vicaire général de Reims - Honoré d'un bref de Sa Sainteté Le Pape Léon XIII et approuvé par Son Em. le Cardinal Langénieux, Archevêque de Reims – APOLOGÉTIQUE CHRÉTIENNE, les Mystère en Face de la Raison, Accord des Sciences et de la Foi Questions Historiques – ( 10ème édition) - ANCIENNE Librairie Ch. Poussielgue 1916 – (Nihil obstat.Imprimatur 1908) – L.J Card LUÇON.Arch. Remensis , Leo ALDOPHUS Arch. Parisiensis- Chapitre X. L’encyclique et le Syllabus. Article II.L’Église en face du libéralisme et des libertés modernes. p.577  

Arrow

L’Église en fera-t-elle un crime à la France ? La Pape voudra-t-il anathématiser pour cela notre société moderne ?

Évidemment non. Le saint-siège admet ou tolère cet état de choses : il n’admet point la doctrine de la liberté des cultes, il en supporte le fait.

[...]

En deux documents impérissables, l’encyclique Immortale Dei, du 1er novembre 1885, sur la constitution chrétienne des États, et l’encyclique Libertas praestantissimum, du 20 juin 1888, sur la notion, l’usage et les abus de la liberté, le souverain pontife Léon XIII a nettement défini, pour les individus comme pour les États, d’une par les principe inviolables, d’autre part les application pratiques et les tolérances raisonnables que l’Église autorise en nos temps troublés.


Cours d'Instruction religieuse à l'usage des catéchismes de persévérance, des maisons d'éducation et des personnes du monde -  Par Mgr CAULY, Protonotaire Apostolique, Vicaire général de Reims - Honoré d'un bref de Sa Sainteté Le Pape Léon XIII et approuvé par Son Em. le Cardinal Langénieux, Archevêque de Reims – APOLOGÉTIQUE CHRÉTIENNE, les Mystère en Face de la Raison, Accord des Sciences et de la Foi Questions Historiques – ( 10ème édition) - ANCIENNE Librairie Ch. Poussielgue 1916 – (Nihil obstat.Imprimatur 1908) – L.J Card LUÇON.Arch. Remensis , Leo ALDOPHUS Arch. Parisiensis- Chapitre X. L’encyclique et le Syllabus. Article II.L’Église en face du libéralisme et des libertés modernes. pp.579,580  
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Message par chouan le Mar 11 Sep - 12:15

129° D. Comment ces paroles prouvent-elle l’infaillibilité du Pape ?

R. Par ces paroles Jésus-Christ déclare qu’il fera de Pierre le fondement de son Église,et que ce fondement sera inébranlable,par conséquent perpétuel et infaillible dans la foi: car si le fondement de l’édifice de l’Église n’était pas perpétuel et infaillible dans la foi,cet édifice pourrait crouler,et cesser d’exister en tombant avec lui dans l’abime de l’erreur;et la promesse de Jésus-Christ pourrait ainsi faillir: ce qui est absolument impossible.Or,ce fondement ne peut être perpétuel que dans les successeurs de Pierre,et infaillible dans la foi que par leur privilège de l’infaillibilité doctrinale.  

CATÉCHISME DU CATÉCHISME OU EXPLICATION RAISONNÉE DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE - Par M. l’abbé É. BARTHE,Chanoine honoraire de Rodez.Et Par M. l’abbé FABRE Aumônier des Sœurs de la Sainte-Famille.Ouvrage approuvé par ERNEST, Mgr L’Évêque de Rodez 1873,Mgr Louis Edouard Pie, Évêque de Poitiers 1874,R.P Don Cataldo Caprara,Professeur de théologie au collège de la Propagande,T.p.s - V.SARLIT Et Cie,LIBRAIRIE ÉDITEUR - 1882 - t.I.Chapitre XV.De l’infaillibilité du Pape pour l’enseignement de l’Église.p.497
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Message par chouan le Jeu 13 Sep - 10:19

II. Décrets Dogmatiques.

[...]

On doit conserver l’usage antique de ne point célébrer la Messe en langue vulgaire : c’est afin de mieux marquer l’unité de la foi dans l’unité de langage et de culte. (sess. XXII.)


Cours d'Instruction religieuse à l'usage des catéchismes de persévérance, des maisons d'éducation et des personnes du monde -  Par L’Abbé CAULY, Vicaire Général de Reims - Honoré d'un bref de Sa Sainteté Le Pape Léon XIII et approuvé par Son Em. le Cardinal Langénieux, Archevêque de Reims –HISTOIRE DE LA RELIGION ET DE L’ÉGLISE – ( 2ème édition) – LIBRAIRIE POUSSIELGUE FRÈRES , 1891 –  Mgr V. TOURNEUR, Vicaire Général, Protonotaire Apostolique, 1887 – L’ÉGLISE DANS LES TEMPS MODERNES,Réforme et Révolution.Art II, Le Concile de Trente. p.531  
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Message par chouan le Jeu 13 Sep - 15:37

4° Le libéralisme. -

Il n’appartient plus à la catégorie des erreurs manifestes et grossières nées en dehors de l’Église : c’est au sein du catholicisme qu’il a pris son origine. Son but n’a pas été de s’insurger contre la foi, mais plutôt d’amener une conciliation entre la foi et la raison, entre l’Église et la société moderne : toutefois le libéralisme est le rationalisme lui-même, ou, si l’on veut, une application de ses faux principes et une forme adoucie de la révolution. Dès 1820, ce système apparait, en 1830, il est à son apogée, depuis 1848 il exerce moins de fascination sur les esprits. Condamné par les souverains pontifes Grégoire XVI ( Encyclique Mirari, 1832 )et Pie IX ( Encyclique Quanta cura et Syllabus, 1864 ), il s’est retranché derrière les théories plus modérées, mais encore damnable, d’un semi-libéralisme plusieurs fois lui-même signalé et flétri, même avec son titre de catholicisme libéral.

Le principal initiateur de libéralisme fut un prêtre né en Bretagne, l’abbé de Lamennais (1782-1854). Génie puissant, âme ardente mais orgueilleuse, il vit bien que toutes les erreurs dont la France et l’Europe étaient inondées avaient pour cause l’audace de la raison individuelle. Pour en arrêter les égarements, il voulut donner à cette raison un critérium de certitude : il pensa que ce devait être l’assentiment universel ou la raison générale.

C’était trop déprimer la raison individuelle et créer une infaillibilité philosophique en face de l’infaillibilité dogmatique de l’Église. Cette erreur l’entraina dans une autre, qui est le libéralisme proprement dit, système qui exagère la liberté au détriment de la vérité, la liberté humaine au détriment de l’autorité divine, l’autorité du peuple au détriment de l’autorité souveraine. Puis il proclamait hautement la liberté de la conscience, la liberté des cultes, celle de la parole, de la presse, des réunions et des associations. Avec ces théories, on arrive, en religion, à une tolérance égale pour l’erreur et pour la vérité, et en pratique à l’anéantissement du règne de Jésus-Christ et de son Église au sein des peuples et dans les institutions, sous le prétexte d’y fonder les libertés publiques. L’Avenir, journal où Lamennais propageait ses idées, fut censuré par plusieurs évêques : Rome en condamna les doctrine (1832). Du moins ses deux ardents disciples, Lacordaire et de Montalembert, eurent la sagesse de se séparer du maitre. Pour lui, blessé dans son orgueil, le fougueux écrivain ne garda plus de mesure, il se vengea dans les Paroles d’un croyant, ouvrage qui lui valut une nouvelle condamnation. Lamennais est mort sans repentir (1854).


Cours d'Instruction religieuse à l'usage des catéchismes de persévérance, des maisons d'éducation et des personnes du monde -  Par L’Abbé CAULY, Vicaire Général de Reims - Honoré d'un bref de Sa Sainteté Le Pape Léon XIII et approuvé par Son Em. le Cardinal Langénieux, Archevêque de Reims –HISTOIRE DE LA RELIGION ET DE L’ÉGLISE – ( 2ème édition) – LIBRAIRIE POUSSIELGUE FRÈRES , 1891 –  Mgr V. TOURNEUR, Vicaire Général, Protonotaire Apostolique, 1887 – III, L’ÉGLISE DANS LES TEMPS MODERNES,Réforme et Révolution.Chap IV.Art II. p.633-634  
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