LE DOGME CATHOLIQUE

Aller en bas

LE DOGME CATHOLIQUE

Message par chouan le Mer 31 Jan - 7:40

COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION PAR LE CHANOINE EUGÈNE DUPLESSY.LA BONNE PRESSE PARIS.TOME.IV.EXPOSÉE DE LA RELIGION.LIVRE PREMIER.LE DOGME CATHOLIQUE.Introduction.pp.X-XI,a écrit :
(Nihil obstat 1930.Imprimatur 1930)

3.Le Dogme.

L’exposé de la religion commence par le dogme catholique.Qu’est-ce donc qu’un dogme ? C’est une vérité révélée de Dieu et proposée par l’Église à notre foi ou croyance.Dieu,nous l’avons dit,a parlé aux hommes et leur a révélé un certain nombre de vérités.Mais,pour qu’ils ne s’égarent point dans la recherche de ces vérités,il a chargé l’Église de nous enseigner,de “promulguer” pour nous les révélations divines.Lors donc qu’une vérité se présente à nous avec ce double caractère,d’être révélé de Dieu et enseignée ou définie par l’Église,elle constitue un dogme,ou un article de foi catholique.Le dépôt de la révélation divine se trouve,nous l’avons dit,dans l’Ecriture Sainte et dans la Tradition.La révélation est close depuis la mort du dernier apôtre,mais ce dépôt n’est pas encore entièrement sondé jusque dans ses ultimes profondeurs par la sainte Église.Les vérités qu’il contient et qui ne sont pas encore définies n’en sont pas moins de foi,puisqu’elles sont paroles de Dieu;elles sont,comme l’on dit,de foi divine.Lorsqu’elles seront définitivement imposées par l’Église à notre croyance,elle seront,à leur tour,de foi catholique.

Un exemple : En 1868,l’infaillibilité du Pape était aussi bien que maintenant une vérité,et une vérité révélé de Dieu,contenue dans le dépôt de la Tradition et de la Bible.Elle était de foi divine.Mais,en 1870,solennellement proclamée par le Concile du Vatican,elle devint de foi divino-catholique,ou plus simplement catholique.Le temps avait fini de produire son œuvre: les études étaient achevées,les controverses avaient abouti,les recherches avaient donné leur résultats,la tradition avait fait entendre tous ses témoins,il devenait indéniable pour tous que Dieu avait parlé : l’Église promulgua que Dieu avait réellement parlé,et qu’il ne restait plus qu’à croire à sa parole.

4. Les “Dogmes nouveaux”.

Y avait-il là un dogme nouveau ? Oui et Non.
Sur la liste des dogmes proposés par l’Église à notre croyance et imposés à notre foi figurait un dogme de plus,et,dans ce sens,il y avait un dogme nouveau.Mais ce n’était ni une vérité nouvelle ni même une vérité nouvellement connue,bien mieux,si on l’avait définie,c’est parce qu’on avait reconnu qu’elle avait toujours été crue dans l’Église.Dogme nouveau,mais vérité ancienne !..


Dernière édition par chouan le Mar 6 Fév - 17:37, édité 1 fois
avatar
chouan

Messages : 211
Date d'inscription : 22/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DOGME CATHOLIQUE

Message par chouan le Dim 4 Fév - 14:09

Chanoine Eugène Duplessy, APOLOGÉTIQUE, livre II, Démonstration du Christianisme,Chapitre I , p.32, a écrit:

7°- Enfin,après avoir considéré séparément le dogme, la morale, le culte du christianisme et constaté leur excellence,remarquons un fait qui la met encore plus en relief : c’est l’enchainement parfait,l’unité complète,l’harmonie sans rivale du culte avec la morale et le dogme.Il n’est pas un dogme qui ne s’enchaine avec les autres au point de n’en pouvoir être séparé.Il n’est pas un précepte qui ne découle d’un dogme,comme il n’est pas un dogme qui n’enfante un précepte.Le culte a ses racines dans le dogme et fait partie intégrante des précepte de la morale.

le Christianisme ,étudié dans ses élément constitutifs,se présente à nous avec des caractères de vérité,de pureté,de bonté et de beauté qui nous portent à dire : Le doigt de Dieu est là  Exclamation


Dernière édition par chouan le Lun 5 Fév - 14:11, édité 1 fois
avatar
chouan

Messages : 211
Date d'inscription : 22/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DOGME CATHOLIQUE

Message par chouan le Dim 4 Fév - 17:37

COURS SUPÉRIEUR DE RELIGION PAR LE CHANOINE EUGÈNE DUPLESSY.LA BONNE PRESSE PARIS.TOME IV, EXPOSÉE DE LA RELIGION, LIVRE I, LE DOGME CATHOLIQUE, 3ème Partie, 2ème Section, Chapitre VIII, p.445,a écrit :

ARTICLE III. – Sainteté de Marie.

b) Marie n’a jamais commis aucun péché véniel.Cela résulte de cette définition du Concile de Trente : << si quelqu’un dit que l’homme une fois justifier ,ne peut plus pécher... ou qu’il peut durant toute sa vie éviter tous les péchés même véniels,à moins d’un privilège spéciale de Dieu tel que l’Église reconnait qu’en a joui la Sainte Vierge,qu’il soit anathème.>>

avatar
chouan

Messages : 211
Date d'inscription : 22/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DOGME CATHOLIQUE

Message par chouan le Mar 6 Fév - 17:27

Chanoine Eugène Duplessy, APOLOGÉTIQUE, livre III, Démonstration du Catholicisme,Première Partie , pp.118-119, a écrit:

r ) Citons enfin le Concile de Florance (1438-1445),qui définit que Jésus-Christ a confié au Pontife romain,en la personne de Pierre, < le plein pouvoir de paitre,gouverner et diriger l’Église universelle >. - Le Concile du Vatican (1870),qui a couronné toute cette tradition en définissant l’infaillibilité du Souverain Pontife..

Les Conciles généraux,porte-paroles de l’Église,ont toujours reconnu que les décisions pontificales s’imposaient à tous et même à eux,cependant que les Pères,en toute occasion,proclamaient la pleine autorité de l’évêque de Rome ,son pouvoir de trancher les plus graves questions,et la nécessité pour tous de le suivre pour rester membre de l’Église.Et toujours le même conclusion s’impose : c’est l’infaillibilité de Pierre et de ses successeurs qui est l’instrument voulu et établi par Dieu pour que son Église reste elle-même dans l’infaillibilité que Jésus lui a promis,en annonçant que jamais les puissances infernales ne pourraient prévaloir contre elle Exclamation

Œuvres Pastorales, Instructions et Mandements de Mgr Berteaud  Évêque de Tulle. Paris Tolra, 1872 – 2ème Partie – IV. Le Concile.p.306

Les évêques sont juges dans les conciles,comme tels ils possèdent une certaine infaillibilité, le Pape a l’infaillibilité donné de Dieu, les évêques dans le concile la participent unis à lui, celui-ci est assisté de Dieu immédiatement, par ce médiateur, les évêques ont la même assistance. Il devait en être ainsi, il fallait que l’infaillibilité fût posé quelque part d’une manière certaine, dans un sujet immortel, inébranlable, reconnaissable aux yeux de tous, l’attacher au nombre , c’eût été la laisser flottante, un chiffre aurait été l’objet des promesses. Et lequel ? Les majorités ont-elle toujours raison ? et les minorités ont-elle tort toujours ? Dieu nous aurait laissé de lui une monnaie d’un aloi suspect ? nous voulons Dieu lui-même.
 


« L’Evêque de Tulle n’est pas du tout un prédicateur ; c’est un Evêque, un Père, un homme de Dieu parlant de Dieu, et qui domine sur la foule plutôt encore pour ouvrir que pour enseigner ». Louis Veuillot

« L’Evêque de Tulle c’est la tradition vivante de l’église catholique parlée avec toute la poésie du ciel » Pie IX


Dernière édition par chouan le Mar 3 Juil - 6:42, édité 1 fois
avatar
chouan

Messages : 211
Date d'inscription : 22/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DOGME CATHOLIQUE

Message par chouan le Lun 25 Juin - 7:46

V. Le Baptême est-il nécessaire au salut ?Oui, le Baptême est si nécessaire au salut, que les enfants eux-mêmes ne peuvent entrer dans le Ciel, s’ils ne sont pas baptisés.

194. Le Baptême est absolument nécessaire au salut pour tous les hommes, pour les enfants comme les adultes. C’est une vérité de foi, comme le prouve ce canon du Concile de Trente : Si quelqu’un prétend que le Baptême est libre, c’est-à-dire non nécessaire au salut : qu’il soit anathème.

LA SOMME DU CATÉCHISTE.COURS DE RELIGION ET D’HISTOIRE SACRÉE A L’USAGE DES SÉMINAIRES,COLLÈGES INSTITUTIONS ET CATÉCHISMES DE PERSÉVÉRANCE.Par M.l’abbé REGNAUD,VICAIRE A SAINT-EUSTACHE.VICTOR PALMÉ,ÉDITEUR PONTIFICAL.LETTRES DE NOTRE TRÈS-SAINT-PÈRE LE PAPE ET DE NOS SEIGNEURS LES ARCHEVÊQUES ET ÉVÊQUES A M.L’ABBÉ RAGNAUD,Rome le 8 août 1868 - t.II- LA GRÂCE - 1875 – Leçon XVI – Le Baptême -.p.228  

On voit dans ce décret que le Concile de Trente appuie sa doctrine à saint Jean, nous pouvons ajouter les suivants : Enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. prechez l'Evangile à toute créature. Le péché est entré dans le monde par un seul homme et la mort par le péché, et qu'ainsi la mort est passée dans tous les hommes par ce seul homme en qui tous ont péché.
avatar
chouan

Messages : 211
Date d'inscription : 22/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DOGME CATHOLIQUE

Message par chouan le Mar 26 Juin - 8:27

VI. En quoi consistent l’Indifférentisme et le Latitudinarisme ? -  L’Indifférentisme consiste à regarder comme fausses tous les religions et à ne tenir compte d’aucune, et le Latitudinarisme , à les considérer toutes comme également bonnes.

[...]

248. Pour le Latitudinarisme regardant toutes les religions comme également bonnes, c’est un système aussi erroné que l’Indifférentisme. D’après ce système, les hommes, quelle que soit la religion qu’ils pratiquent, peuvent y trouver la voie du salut et y acquérir la vie éternelle. S’il en était ainsi, il n’y aurait plus aucune distinction entre la vérité et l’erreur, entre la vertu et le vice, entre l’honnêteté et la turpitude, entre la justice et l’iniquité, entre la lumière et les ténèbres, entre le Christ et Bélial. Et alors le monde serait en proie à la plus effroyable anarchie. C’est pour empêcher cette erreur d’infecter les âmes, que Pie IX ordonne aux Évêques et aux Prêtres de leur distribuer avec la plus grande abondance la doctrine de la Vérité catholique. Enseignez, leur dit-il, que de même qu’il n’y a qu’un seul Dieu, un seul Christ, une seul Esprit-Saint : de même il n’y a qu’une seule Vérité divinement révélée, une seule Foi divine, principe du salut de l’homme et fondement de toute justification, la Foi dont vit le Juste et sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu et de parvenir à la société des enfants de Dieu, une seule Véritable et sainte Eglise, l’Eglise Catholique, Apostolique et Romaine : une seul Chaire, fondée sur Pierre par la parole du Seigneur, Chaire hors de laquelle on ne peut trouver ni vrai Foi ni le salut éternel. Car celui qui n’a pas l’Eglise pour Mère ne saurait avoir Dieu pour Père, et l’on se flatte vainement d’appartenir à l’Eglise, quand on a déserté la Chaire de Pierre, sur laquelle l’Eglise est fondée. Il ne peut donc y avoir de plus grand crime et de souillure plus honteuse que de s’élever contre le Christ, que de scinder l’Eglise engendrée et acheté par son sang et que d’oublier la Chaire évangélique pour combattre, avec la fureur d’une discorde ennemie, l’union et la concorde du peuple de Dieu.

249. Ce que nous venons d’exposer démontre également la fausseté des propositions suivantes : < On doit à tout le moins bien augurer du salut éternel de tous ceux-là mêmes qui sont totalement étrangers à la véritable Eglise du Christ. Le Protestantisme n’est autre chose qu’une forme diverse de la même vraie Religions Chrétienne, et l’on peut s’y rendre agréable à Dieu tout aussi bien que dans l’Eglise Catholique. > – Comme le Protestantisme consiste à croire ce qu’on veut et à professer librement ce qu’on croit, il ne saurait être une forme du Christianisme où selon saint Paul ne se trouvent pas le Oui et le Non et où il n’y a que le Oui. Il faut donc le regarder plutôt comme la ruine de la Foi. De là ces paroles de Pie IX : Nous devons blâmer de nouveau la très-grave erreur où se trouvent malheureusement certains Catholiques s’imaginant que les hommes, vivant dans de fausses religions et en dehors de la vraie Foi et de l’Unité catholique, peuvent arriver à la vie éternelle. Or cette opinion, qu’ils se forment, est on ne saurait plus contraire à la Doctrine catholique. Ceux qui ignorent forcément notre Sainte Religion et qui observent avec soin la religion naturelle et ses préceptes, gravés dans le cœur de chacun par la main de Dieu, peuvent, avec le secours de la lumière et par la vertu de la grâce divine, acquérir la vie éternelle, car Dieu, qui voit parfaitement, scrute et connait les disposition intimes, les pensées et les habitudes de tous, ne permet pas, dans sa bonté et sa clémence souveraines, que l’homme non coupable de fautes volontaires soit puni par des supplices éternels. Mais ce dogme catholique est aussi très-connu : que personne ne peut être sauvé hors de l’Eglise Catholique, et que ceux-là ne sauraient obtenir le salut éternel, qui sciemment se montrent rebelles à l’autorité et aux définitions de l’Eglise, ainsi que ceux qui se sont séparé de l’unité de l’Eglise et du Pontife Romain, successeur de Pierre, auquel a été confiée par le Seigneur la garde de sa vigne. Car ces paroles de Jésus-Christ sont très-claires : Si quelqu’un n’écoute pas l’Eglise, regardez-le comme un païen et un publicain. Qui vous écoute m’écoute, et qui vous méprise me méprise, et qui me méprise méprise celui qui m’a envoyé. Celui qui ne croira pas sera condamné. Quiconque ne croit pas est déjà jugé. Celui qui n’est pas avec moi, est contre moi et celui qui n’amasse point avec moi dissipe. En conséquence, l’Apôtre saint Paul dit de ces hommes, qu’ils sont perdus et condamnés par leur propre jugement, et le Prince des Apôtres appelle maitre de mensonge ceux qui introduisent des sectes perverses et renient le Seigneur, en attirant sur eux une prompte ruine.



LA SOMME DU CATÉCHISTE COURS DE RELIGION ET D’HISTOIRE SACRÉE A L’USAGE DES SÉMINAIRES,COLLÈGES INSTITUTIONS ET CATÉCHISMES DE PERSÉVÉRANCE.Par M.l’abbé REGNAUD,VICAIRE A SAINT-EUSTACHE.VICTOR PALMÉ,ÉDITEUR PONTIFICAL.LETTRES DE NOTRE TRÈS-SAINT-PÈRE LE PAPE ET DE NOS SEIGNEURS LES ARCHEVÊQUES ET ÉVÊQUES A M.L’ABBÉ RAGNAUD,Rome le 8 août 1868 - t.III - LA MORALE - 1875 – Leçon XI – Erreurs contraires a la FOI – pp.229-233  
avatar
chouan

Messages : 211
Date d'inscription : 22/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DOGME CATHOLIQUE

Message par chouan le Mar 3 Juil - 4:52

C. Américanisme et Modernisme. – Voici deux systèmes nés dans deux milieux différents, et qui se proposent de réconcilier l’Église avec la civilisation moderne, la foi avec la raison, la philosophie rationaliste avec la théologie dogmatique.

1. L’AMÉRICANISME est la première tentative de conciliation entre l’esprit moderne et l’esprit traditionaliste de l’Église. Comme son nom l’indique, le système est d’origine américaine. Dans le dessein de ramener plus facilement les dissidents au bercail catholique, certain ecclésiastiques des États-Unis pensèrent que l’Église devait s’adapter aux idées du jour. L’américanisme, comme le protestantisme d’ailleurs, attribue à l’Esprit-Saint le soin de diriger les âmes en dehors de toute autorité extérieur, donc en dehors du magistère de l’Église. Il prétend que les vertus naturelles sont mieux appropriées au temps présent que les vertus surnaturelles, il exalte les vertus actives au détriment des vertus passives ou évangéliques, il méprise la vie religieuse est estime que les vœux de religion sont opposées au génie de notre temps. Cette doctrine fut réprouvée par Léon XIII dans une lettre Testem benevolentiae, qu’il adressa le 22 Janvier 1899 au cardinal Gibbons et à tous les évêques des États-Unis. Tous les tenants de cette doctrine, entre autre Mgr Ireland et Mgr Keane, qui à tort ou à raison, passaient pour les inspirateurs du mouvement, adhérèrent sans restriction à la lettre pontificale.

HISTOIRE DE L’ÉGLISE, Cours Supérieur - A. Boulenger – LIBRAIRIE EMMANUEL VITTE - 1932 – p.571  
avatar
chouan

Messages : 211
Date d'inscription : 22/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DOGME CATHOLIQUE

Message par chouan le Mar 3 Juil - 5:39

2. LE MODERNISME, qui a été qualifié par Pie X de “système de toutes les hérésies”, est un essai d’adaptation des croyances catholiques aux conceptions de la philosophie moderne et aux prétendues exigences de la critique historique. Nous allons essayer, en nous inspirant de l’encyclique Pascendi, de signaler les points principaux du système.

1. En philosophie , “les modernistes posent comme base de leur philosophie religieuse la doctrine appelé communément agnosticisme” : imbus de la philosophie subjectiviste de Kant, ils prétendent que la raison humaine “n’est pas capable de s’élever jusqu’à Dieu, pas même pour en connaitre, par le moyen des créatures, l’existence. D’ où ils infèrent deux choses : que Dieu n’est point objet directe de science, que Dieu n’est point une personne historique”. De ce fait, ils suppriment la théologie naturelle, les motifs de crédibilité et la révélation extérieur, sans se soucier des “condamnations dont l’Église a frappé ces erreurs monstrueuses : car le Concile du Vatican a décrété ce qui suit : "Si quelqu’un dit que la lumière naturelle de l’humaine raison est incapable de faire connaitre avec certitude, par le moyen des choses créées, le seul et vrai Dieu, notre Créateur et Maitre, qu’il soit anathème... Si quelqu’un dit que la révélation divine ne peut être rendue croyable par des signes extérieurs, et que ce n’est donc que par l’expérience individuelle ou par l’inspiration privée que les hommes sont mus à la foi, qu’il soit anathème.”

2. “L’agnosticisme n’est que le côté négatif dans la doctrine des modernistes, le côté positif est constitué par ce qu’on appelle l’immanence vitale”. La théologie naturelle et les motifs de crédibilité une fois supprimés, il s’agit pour les modernistes d’expliquer le fait de la religion et de rechercher l’origine de la foi. D’après eux, c’est le sentiment religieux, né du besoin divin, et qu’ils disent “jaillir, par immanence vitale, des profondeurs de la subconscience”. qui “est le germe de toutes les religions”. Toutes les religions, les religions surnaturelles y comprises, seraient le fruit de semblable expériences. Et à cette loi générale le religion catholique elle-même ne ferait pas exception : comme toutes les autres, elle n’aurait pas d’autre principe que l’immanence vitale, son berceau serait “la conscience de Jésus-Christ, homme de nature exquise, comme il n’en fut ni n’en sera jamais”.

HISTOIRE DE L’ÉGLISE, Cours Supérieur - A. Boulenger – LIBRAIRIE EMMANUEL VITTE - 1932 – p.571-572  
avatar
chouan

Messages : 211
Date d'inscription : 22/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DOGME CATHOLIQUE

Message par chouan le Mar 3 Juil - 12:11

3. Après avoir expliqué l’origine de la foi par le sentiment religieux, restait au moderniste à déterminer l’origine et la nature du dogme, c’est-à-dire  le rapport qu’il y a entre les formules religieuses et le sentiment religieux. Introduisant la doctrine de l’évolution dans le domaine de la foi, le moderniste enseigne que le dogme s’est formé peu à peu, se modifiant sans cesse et s’adaptant aux besoins religieux des croyants. Qu’est-ce en effet qu’un dogme, d’après le moderniste ? C’est une formule religieuse par laquelle l’Église traduit sa foi, mais cette formule est un “signe inadéquat se son objet”, c’est un “symbole qui ne contient pas la vérité absolue”, et qui n’a d’autre but que d’exprimer le sentiment religieux qui est dans l’homme : d’où il suit qu’il peut et doit évoluer en même temps que le sentiment religieux lui-même.

4. Dans le système moderniste, il ne saurait y avoir conflit entre la foi et la science, car “leurs objets sont totalement étranger entre eux, l’un en dehors de l’autre.Celui de la foi est justement ce que la science déclare lui être inconnaissable”. Il résulte de là qu’il y a, dans tout moderniste, deux hommes en quelque sorte : l’homme de science et l’homme de foi : en tant que scientifique, en tant qu’historien par exemple, le moderniste rejette la divinité de Jésus-Christ , en tant que croyant, il l’admet : d’où la grande distinction entre le Christ de la foi et le Christ de l’histoire. Cependant, tout en se mouvant sur un terrain distinct, la foi est subordonnée à la science à plusieurs titres, et spécialement, à propos des formules religieuses, qui , étant du domaine scientifique, doivent s’adapter “à la conception générale que la science se fait de l’univers”.

5. Voici maintenant, en quelques mots, comment les modernistes conçoivent l’origine et la nature du culte, des Livres Saints et de l’Église. – De même que le dogme s’explique par le “besoin qu’éprouve le croyant de travailler sa pensée religieuse” et de l’organiser en corps de doctrine, de même  le culte est né “d’une double nécessité, d’un double besoin : car, on l’a remarqué, la nécessité, le besoin, telle est, dans leur système, la grande et universelle explication. Le premier besoin, ici, est de donner à la religion un corps sensible, le second, de la propager, à quoi il ne faudrait pas songer sans formes sensibles ni sans les actes sanctifiants que l’on appelle sacrements. Les sacrements, pour le moderniste, sont de pur signes ou symboles, bien que doués d’efficacité”. – Quant aux Livres Saints, ils sont “de simples rejetons de la foi. Si on veut les définir exactement, on dira qu’ils sont le recueil des expériences faites dans une religion donnée, non point expériences à la portée de tous et vulgaires, mais extraordinaires et insignes”. – L’Église , à son tour, est née, elle aussi, “ d’un double besoin : du besoin qu’éprouve tout fidèle, s’il a eu quelque expérience originale, de communiquer sa foi, ensuite, quand la foi est devenue commune, ou comme on dit, collective, du besoin de s’organiser en société pour conserver, accroitre, propager le trésor commun... Or, toute société a besoin d’une autorité dirigeante, qui guide ses membres à la fin commune, et sauvegarde ses éléments essentiels, c’est-à-dire, dans la société religieuse, le dogme et le culte”. Mais cette autorité n’est pas “venus à l’Église du dehors, savoir, de Dieu immédiatement”, elle est une émanation de la collectivité, et, précisément, le rôle du magistère ecclésiastique est d’assurer l’unité de la société en discernant la pensée collective et en l’imposant à la communauté dans une formule qui traduit le mieux la pensée générale.

Comme on le voit par cette brève et nécessairement incomplète analyse du système, le travail d’adaptation des modernistes aboutit, en fait, à la suppression de tout élément surnaturel et au renversement total du dogme catholique.


HISTOIRE DE L’ÉGLISE, Cours Supérieur - A. Boulenger – LIBRAIRIE EMMANUEL VITTE - 1932 – pp.572 – 573
 

Le modernisme fut condamné en 1907 par le décret Lamentabili et l’encyclique Pascendi de saint Pie X.
avatar
chouan

Messages : 211
Date d'inscription : 22/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DOGME CATHOLIQUE

Message par chouan le Mar 3 Juil - 15:24

243. – Le Gallicanisme. – Le gallicanisme est un ensemble de doctrines et de pratiques qui attribuaient à l’Église de France, dans ses relations avec le Saint-Siège, et aux princes, dans leurs rapports avec le pouvoir spirituel, un certain nombre de droit ou privilèges, désignés sous le nom de liberté gallicanes. Comme on le voit par cette définition, le gallicanisme avait un double aspect : il était ecclésiastique ou politique.

A. Le gallicanisme ecclésiastique  ou épiscopal avait un double objet : il entendait déterminer l’étendu du pouvoir spirituel et le sujet de ce pouvoir. Sur ces deux points, il était enseigné couramment dans les écoles françaises de théologie et surtout à la Sorbonne : 1)  que le pouvoir spirituel du pape ne s’étendait pas sur le temporel des rois, qu’il ne pouvait donc en aucun cas les dépouiller de leur autorité, pas même indirectement. 2) que le sujet du pouvoir spirituel n’est pas le pape seul, mais l’Église universelle, que le concile général est au-dessus du pape, que, au point de vue doctrinal, le pape n’est infaillible que si son enseignement s’accorde avec l’Église entière, et au point de vue disciplinaire, il est lié par les canons de l’Église entière et par les coutumes des églises locales.


HISTOIRE DE L’ÉGLISE, Cours Supérieur - A. Boulenger – LIBRAIRIE EMMANUEL VITTE -(Nihil obstat 1923.Imprimatur 1923)- (Quatrième édition) - 1932 – pp.446,447
 

Arrow


LA SOMME DU CATÉCHISTE COURS DE RELIGION ET D’HISTOIRE SACRÉE A L’USAGE DES SÉMINAIRES,COLLÈGES INSTITUTIONS ET CATÉCHISMES DE PERSÉVÉRANCE.Par M.l’abbé REGNAUD,VICAIRE A SAINT-EUSTACHE.VICTOR PALMÉ,ÉDITEUR PONTIFICAL.LETTRES DE NOTRE TRÈS-SAINT-PÈRE LE PAPE ET DE NOS SEIGNEURS LES ARCHEVÊQUES ET ÉVÊQUES A M.L’ABBÉ RAGNAUD,Rome le 8 août 1868.t.I.DOGME.1875.Leçon.XXXIV.l’Église.Question.IX.p.589,a écrit:

IX. De qui les Évêques reçoivent-ils leur juridiction ? – Ils la reçoivent du Pape,qui la leur confère immédiatement,en les faisant participer aux clefs données par Jésus-Christ à saint Pierre et dans sa personne à ses successeurs.

495.Pour prendre part au gouvernement de l’Église,le caractère épiscopal ne suffit pas aux Evêques. Outre,le pouvoir d’ordre inhérent à l’ordination,il leur faut encore une juridiction canonique,tant pour le for extérieur que pour le for intérieur. Or c’est du Pape que doit leur venir la juridiction sur tous les fidèles de leurs Diocèses. Car le Siège Apostolique est la source unique de toute juridiction ou le canal,par lequel elle leur est transmise avec plus ou moins d’étendu,le Pape pouvant la restreindre,l’étendre ou la retirer entièrement,selon qu’il le juge nécessaire ou utile au bien de l’Église.Tel est l’enseignement des Pères,des Conciles et des Souverain-Pontifes.
 

Arrow

2° La hiérarchie de Juridiction est la puissance sacrée que confère l’institution Canonique.

COURS ÉLÉMENTAIRE D’APOLOGÉTIQUE CHRÉTIENNE, Par M. M. RUTTEN Chanoine Vicaire Général, Supérieur du Grand Séminaire de Liége – SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE LIBRAIRIE CATHOLIQUE –  ( 3ème édition) - Approbation : THÉODORE ,Évêque de Liégé 1879,VICTOR JOSS.Évêque 1882 – IV PARTIE – l’Église - Chap. XVIII, §3 – De la constitution hiérarchique du clergé.p.209  

Arrow

R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. I, col. 684. a écrit:

Le pouvoir proprement ecclésiastique des apôtres se compose de trois pouvoirs distincts :  1) la Juridiction. 2) le Magistère. 3) et l’Ordre.

Comme le Christ même ,de qui ils tiennent tout ce qu’ils sont,les douze sont des Chefs , des Docteurs et des Prêtres.
Le Christ ne leur a pas dit seulement d’une manière générale : ( Comme mon Père m’a envoyé, je vous envoie )
il leur a donné cette mission en ses parties distinctes :

Pour la Juridiction,Mat..,XVI,16-19,XVIII,18,joa,XX,22-23.Pour le Magistère,Mat..,XXVIII,19,.Pour l’Ordre,Luc..,XXII,19,I Cor..,XI,24 .

Le Concile de Trente a consacré ou canonisé quelques-uns de ces textes. Ainsi, (Sess.XIV,c.I) il écrit sur le texte de joa.., XX,22-23. Voir,de même ,pour les textes qui se référent au sacerdoce, (Sess, XXII,Can 2) Quoique distincts, les pouvoirs Apostoliques sont liés : des trois, le pouvoir de Juridiction est le premier,les deux autres sont placés sous son obédience.
 


Dernière édition par chouan le Ven 6 Juil - 11:01, édité 2 fois
avatar
chouan

Messages : 211
Date d'inscription : 22/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DOGME CATHOLIQUE

Message par chouan le Mer 4 Juil - 12:48

B. Le gallicanisme politique, – parlementaire ou royal, – avait pour objet d’établir les rapports du pouvoir spirituel avec le pouvoir temporel, autrement dit, les relations de l’Église et de l’État. Cette forme spéciale de gallicanisme tendait surtout à assurer la prédominance du pouvoir civil, du Parlement ou du roi, sur le pouvoir spirituel, pape et évêques. Le gallicanisme politique ne se bornait donc pas à retenir les deux principes du gallicanisme ecclésiastique, à savoir que les papes n’avaient aucun pouvoir sur le temporel du roi et que leur pouvoir spirituel était limité par les coutumes des églises, il allait plus loin, et étendait les droits du pouvoir séculier à un tel point qu’il empiétait manifestement sur le domaine spirituel. Non seulement le roi s’arrogeait le droit exclusif de convoquer les conciles nationaux, mais il restreignait et surveillait l’administration du pape et des évêques, en faisant dépendre de sa volonté l’entrée en France des légats pontificaux, les voyages des évêques à Rome, la publication des bulles et des mandements épiscopaux, en nommant lui-même les évêques, et en appuyant tous ces droits, ces libertés de l’ancienne Église gallicane par des moyens de rigueur, tels que placet, appel comme d’abus et appel au concile général. La doctrine gallicane avait des origine assez lointaines. Le gallicanisme ecclésiastique était apparu aux concile de Constance et de Bâle dans les discours de Pierre d’Ailly  et de Jean Gerson. La Pragmatique sanction de Bourges, en 1438, avait traduit ces idées en acte (V. N° 175). Il est vrai que le concordat de 1516, sous François Ier, abolit la Pragmatique sanction, mais la doctrine avait continué d’être enseignée par une bonne partie des théologiens, dont les principaux furent P. Richer, P. de Marca et surtout Bossuet. Ces idées devaient recevoir leur forme définitive dans la Déclaration de 1682 dont nous parlerons plus loin.

Quant au gallicanisme politique, il avait rencontré dans le roi Philippe-le-Bel l’un de ses premiers et de ses plus farouches défenseurs. Gardé jalousement depuis lors par les Parlements et les juristes, il avait trouvé son expression la plus complète dans le livre de P. Pithou sur les libertés de l’église gallicane. La doctrine gallicane était donc implantée déjà depuis longtemps en France, lorsqu’elle devint l’occasion, au XVIIe siècle, d’un grave conflit entre Louis XIV et la papauté.


HISTOIRE DE L’ÉGLISE, Cours Supérieur - A. Boulenger – LIBRAIRIE EMMANUEL VITTE -(Nihil obstat 1923.Imprimatur 1923)- (Quatrième édition) - 1932 – pp.447-448  
avatar
chouan

Messages : 211
Date d'inscription : 22/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DOGME CATHOLIQUE

Message par chouan le Mer 4 Juil - 15:09

La doctrine de Fébronius. – Fébronius rejetait la constitution monarchique de l’Église. D’après lui, le pouvoir de gouvernement donné par le Christ à l’ensemble de l’Église, devait être exercé par les évêques. Le pape,- inférieur au concile général, – était le premier d’entre les évêques,mais seulement le “primus inter pares”, ayant une primauté d’honneur, non une primauté de juridiction. D’où il suivait que les pouvoirs exercés alors par lui étaient, les un légitimes, les autres usurpés. Parmi les premiers les principaux étaient : le droit de défendre les évêques contre une oppression injuste, le droit de convoquer et de présider les conciles, le droit de veiller à l’exécution des décrets conciliaires sur la foi et les mœurs. Les droits usurpés, ceux par conséquent qui devaient être supprimés, au besoin par la force, étaient : l’infaillibilité, la juridiction papale concurrente avec celle des évêques dans leurs diocèses, l’octroi des exemption, les réserves et le droit d’intervention dans les choses temporelles.

HISTOIRE DE L’ÉGLISE, Cours Supérieur - A. Boulenger – LIBRAIRIE EMMANUEL VITTE -(Nihil obstat 1923.Imprimatur 1923)- (Quatrième édition) - 1932 – p.451  
avatar
chouan

Messages : 211
Date d'inscription : 22/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DOGME CATHOLIQUE

Message par chouan Aujourd'hui à 8:33

différence dogmatique entre la foi de justification des catholiques et celle des protestants. Arrow

Explication. Dans cette thèse s’exprime la différence dogmatique entre la foi de justification des catholiques et celle des protestants. Les deux confessions sont d’accord pour reconnaitre que cette foi , à la différence de la foi juive, doit être une foi formelle au Christ. Mais elles se distinguent en ce que la doctrine catholique comprend cette foi comme une croyance dogmatique ( fides theologica ), comme l’adhésion aux vérités révélées par Dieu, alors que le protestantisme n’y voit qu’une confiance (fiducia) dans la grâce et la miséricorde manifestées dans le Crist, par lesquelles nous est offerte la rémission des péchés (fides fiducialis). Une seule différence importante  consiste en ce que la doctrine catholique, outre la foi, exige encore une série d’autre actes moraux, alors que les Réformateurs considèrent la foi (confiance) comme suffisant toute seule (fides sola justificat). Le Concile de Trente a repoussé la simple foi fiduciale sous menace d’anathème. ( S. 6, can 12 : Denz., 822 ; cf. can. 13 sq.)

PRÉCIS DE THÉOLOGIE DOGMATIQUE PAR Mgr Bernard BARTMANN, Prélat de la maison du Pape – Professeur de Théologie - Traduit par l’abbé MARCEL GAUTIER – ( 6ème édition ) – ÉDITIONS CASTERMAN, 1947 – ( Nihil obstat 1935, Imprimatur 1935 ) - t.II.Deuxième section.Chap.II.p.105  
avatar
chouan

Messages : 211
Date d'inscription : 22/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: LE DOGME CATHOLIQUE

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum